La demande pour les propriétés de vacances grimpe en flèche alors que les gens sont en quête d’escapades sécuritaires

Comme de nombreux courtiers immobiliers qui travaillent sur les marchés récréatifs du Canada, David Jurek dit avoir observé des ventes de propriété exceptionnellement rapides depuis le début de la pandémie de COVID-19.

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Le courtier immobilier de RE/MAX, qui dessert la municipalité de 100 Mile House, en Colombie-Britannique, a récemment inscrit une maison de 140 000 $ dans une région hors réseau où il s’était heurté à des difficultés dans le passé. « Il nous a fallu environ trois ans pour y réaliser notre seule et dernière vente », déclare M. Jurek. « J’ai inscrit cette propriété en pensant : cette année, les choses bougeront peut-être un peu plus. »

Peu après l’inscription, M. Jurek a commencé à recevoir quotidiennement des demandes de renseignements sur la maison et, en un rien de temps, il a reçu trois offres d’achat.

« Certaines propriétés qui ne plairaient guère et ne constitueraient pas nécessairement un premier choix en temps normal se vendent actuellement très rapidement », dit M. Jurek.

Il attribue la surchauffe rapide du marché des propriétés récréatives en Colombie-Britannique aux ordres de confinement liés à la COVID-19, lesquels s’inscrivent dans une tendance croissante qui amène les Canadiens à se tourner vers les propriétés de vacances pour combler leur besoin d’espace, disposer d’un autre endroit où travailler à distance, ou profiter d’une destination de vacances où ils peuvent se rendre en voiture pendant que les voyages ne sont pas envisageables.

« Les gens qui n’avaient peut-être pas d’intérêt pour le marché des résidences secondaires ou des propriétés récréatives [avant] se disent désormais : nous devons nous lancer. Si nous avons les moyens de le faire, faisons-le », dit M. Jurek.

Les ventes d’un mois à l’autre de M. Jurek ont augmenté d’environ 30 % dans sa région depuis le début de la pandémie. Et bien que la demande s’accroît sur l’ensemble du marché, il indique que les prix n’ont pas encore augmenté en conséquence; ceux qui souhaitent acheter doivent donc explorer leurs options rapidement.

Colette Gerber, courtière immobilière à Sutton West Coast Realty et présidente du Real Estate Board of Greater Vancouver, estime que la même situation s’est produite dans la grande région de Vancouver, où se trouvent la Sunshine Coast et Whistler. « Le mois dernier, nous avons enregistré une augmentation des ventes de 21 % », affirme Mme Gerber. « Il semble que les maisons de vacances soient effectivement de plus en plus prisées à l’heure actuelle. »

La région de Muskoka ainsi que d’autres parties de la région des chalets en Ontario ont connu des hausses semblables de la demande selon David Reid, représentant des ventes à Enjoy Muskoka Realty à Gravenhurst, en Ontario, et ancien président de l’Ontario Real Estate Association. « Cette augmentation est en grande partie attribuable à l’Internet haute vitesse », dit-il. « Nous avons maintenant accès à une connexion Internet d’excellente qualité et les paradigmes ont changé. »

Évidemment, le service de téléphonie cellulaire ou la connexion Internet ne sont pas optimaux dans tous les chalets et, pour de nombreuses personnes, une telle option est hors de question. Les trois courtiers recommandent à ceux qui ne connaissent pas bien la région où ils font leurs recherches de faire appel à un courtier immobilier qui s’y retrouve bien.

Bien que le choix d’une telle approche semble évident, celle-ci est particulièrement importante lorsqu’on cherche une propriété au bord d’un lac ou en milieu rural, ou encore une propriété deux ou trois saisons, qui ont toutes leurs particularités bien à elles. En Colombie-Britannique, par exemple, il est important de comprendre le système souterrain d’alimentation en eau de la propriété, précise Mme Gerber. « Une connaissance locale est nécessaire pour savoir quels facteurs prendre en considération, comment utiliser un puits et comment gérer les champs d’épuration », dit-elle.

Quant aux régions lacustres, les acheteurs doivent comprendre les conditions d’octroi de permis – et leurs nuances – qui s’appliquent à chaque plan d’eau autour duquel ils envisagent déménager. Un bon courtier immobilier ayant une connaissance locale approfondie peut fournir une aide à cet égard.

« Les secteurs riverains sont nombreux, mais peuvent être différents d’un lac à l’autre », dit M. Jurek au sujet de 100 Mile House. « Voulez-vous acheter cette deuxième propriété pour faire du ski nautique ou tout simplement pour pêcher? Le lac autour duquel vous vous retrouvez détermine les activités que vous pouvez vous attendre à y pratiquer. »

L’entretien des propriétés récréatives exige également la prise de mesures bien particulières. Les propriétaires de maison quatre saisons peuvent s’occuper de leur propriété tout au long de l’année, alors que les propriétaires de résidence d’été doivent pouvoir compter sur une paire d’yeux (et de mains, en cas de tempête de neige) supplémentaire durant la saison froide.

M. Reid suggère de trouver un voisin serviable ou d’avoir recours aux services d’un programme local d’entretien des routes ou de surveillance de chalets, comme Muskoka Cottage Sitters, qui coûte habituellement quelques centaines de dollars par mois, mais offre aux propriétaires la tranquillité d’esprit et une protection contre les accidents.

En plus des frais d’entretien, les acheteurs éventuels devraient prévoir dans leur budget des dépenses pour les réparations et la préparation hivernale – comme le remplacement de fenêtres, l’ajout de matériaux isolants et la mise à niveau des commodités – qui peuvent atteindre des milliers de dollars selon les besoins d’une maison. En s’assurant qu’une maison est protégée contre les intempéries hivernales, on veille à ce que « la compagnie d’assurance reste satisfaite », dit M. Jurek. « Si vous ne suivez pas les procédures appropriées et que vous avez un problème, vous risquez que votre réclamation soit refusée. »

Bien que le coût de possession d’une propriété de vacances dépasse de loin le prix de vente d’une maison, les premiers acheteurs ne devraient pas être intimidés. Entamez le processus les yeux grands ouverts, faites vos recherches, passez quelques jours dans la région et posez le plus de questions possible à votre courtier immobilier. Plus on en sait sur une maison, mieux c’est.

« La meilleure façon de trouver une maison de vacances, c’est de prendre la route », dit Mme Gerber. « Rendez-vous dans ces régions. Regardez autour de vous. »

Ce rapport de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 28 juillet 2020.

Audrey Carleton, La Presse Canadienne

Le présent article est paru dans La Presse Canadienne et est utilisé légalement sous licence par l’intermédiaire du réseau d’éditeurs Industry Dive. Veuillez envoyer toutes vos questions concernant les licences à legal@industrydive.com.

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