Sommaire et perspectives des marchés – T1 2021

Les actions mondiales ont progressé au cours du premier trimestre. Le S&P 500, le Dow Jones Industrial Average, l’indice composé Nasdaq et l’indice composé S&P/TSX du Canada ont tous atteint des sommets historiques.

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Les actions mondiales ont progressé au cours du premier trimestre. Le S&P 500, le Dow Jones Industrial Average, l’indice composé Nasdaq et l’indice composé S&P/TSX du Canada ont tous atteint des sommets historiques. Les actions internationales, évaluées par l’indice MSCI EAEO, se sont hissées à un nouveau sommet historique en dollars canadiens. Cette progression a été stimulée par l’optimisme entourant la vaccination en cours, l’important plan de relance budgétaire américain et les bénéfices supérieurs aux attentes. Les investisseurs ont détourné le regard de la prise d’assaut du Capitole américain par des manifestants en janvier, mais un repli a eu lieu, lequel a été déclenché par une liquidation forcée touchant des positions de fonds de couverture. Un autre repli a eu lieu en février alors que l’augmentation des taux obligataires a soulevé des préoccupations en matière d’inflation et de risque posé pour la rentabilité des sociétés et les valorisations boursières. Chaque repli a été suivi d’un rapide revirement vers de nouveaux sommets. L’adoption du projet de loi de relance de 1 900 milliards de dollars du président américain Joe Biden a stimulé tant l’optimisme à l’égard de la croissance que les inquiétudes quant à son incidence inflationniste.

La hausse des prix du pétrole a poussé le dollar canadien au-dessus de la barre des 0,80 $ US pour la première fois depuis 2018, ce qui a abaissé les rendements des placements internationaux pour les investisseurs canadiens. Le rendement relatif des actions de valeur, cycliques et à petite capitalisation comparativement aux actions de croissance, défensives et à grande capitalisation s’est poursuivi. Le secteur de la santé s’est retrouvé en tête des gains du TSX alors que les sociétés du cannabis ont progressé. Le secteur de l’énergie a été en hausse alors que la confiance envers le rebond de l’activité a stimulé le prix du pétrole. Le secteur de la finance a également été robuste, tirant parti de la hausse des taux et de l’accentuation des courbes de taux et de rapports sur les bénéfices plus solides que prévu par les principales banques. Le secteur des matériaux a été en queue de peloton en raison du repli des prix de l’or. Les secteurs défensifs des services aux collectivités et de la consommation de base ont mal réagi devant la hausse de la confiance et des taux obligataires. Le secteur des technologies de l’information s’est mal comporté. Les sociétés technologiques à croissance rapide sont particulièrement sensibles aux pressions inflationnistes puisque la plus grande part de leurs revenus est tirée de bénéfices futurs.

Tous les principaux marchés de l’EAEO ont clôturé la période en hausse. L’indice allemand DAX a atteint un sommet historique. À Londres, les actions ont tiré de l’arrière après des rapports indiquant que la Banque d’Angleterre a discuté des possibilités de la nécessité de taux d’intérêt négatifs afin de soutenir l’économie. Les actions espagnoles, sensibles à l’industrie du voyage et du tourisme, se sont mal comportées en réaction au resserrement des restrictions induites par la COVID-19. L’Asie-Pacifique s’est moins bien comportée que l’Europe et l’Amérique du Nord. Le Japon a été en tête de la région Asie-Pacifique, l’indice Nikkei 225 se hissant à son niveau le plus élevé depuis 1990.

La plupart des marchés des titres à revenu fixe ont perdu du terrain. Les prix des obligations ont chuté alors que les taux ont progressé partout dans le monde, reflétant la hausse des attentes en matière de pressions inflationnistes liées à la reprise économique. Toutes les principales banques centrales ont conservé leurs taux directeurs près de zéro ou sous cette marque, ce qui s’est traduit par une accentuation rapide des courbes de taux alors que ces derniers ont grimpé dans la tranche à long terme. Étant donné que les obligations à long terme sont plus sensibles à la variation des taux d’intérêt, elles ont été nettement inférieures aux obligations à court terme. Les obligations nord-américaines ont été surpassées par les obligations internationales. Les taux nord-américains ont davantage augmenté que ceux de l’Europe et de l’Asie en raison de l’anticipation d’une croissance économique plus robuste aux É.-U. Les obligations du Japon, où les taux ont le moins augmenté, ont surpassé les autres marchés développés.

Les trimestres à venir continuent d’augurer un contexte extraordinairement haussier pour les investisseurs boursiers. Avec la vaccination, l’économie mondiale commence à ressentir une reprise synchronisée et généralisée. Les économies réagissent aux effets différés des imposantes mesures de relance monétaire et, maintenant, aux mesures de relance budgétaire additionnelles comme le récent plan d’allègement lié à la COVID-19 des É.-U. et le projet de loi à venir sur les infrastructures. Alors que l’on s’attend à ce que les secteurs cycliques génèrent un rendement supérieur, les perspectives sont particulièrement favorables pour le marché boursier canadien, qui surpasse déjà celui des É.-U. depuis le début de l’année. Les marchés à revenu fixe sont toujours confrontés à un risque de hausse continue des taux obligataires à long terme. Toutefois, la plupart des banques centrales sont d’avis que tout rebond à court terme de l’inflation sera de courte durée et, par conséquent, que les taux d’intérêt directeurs demeureront inchangés jusqu’à au moins 2023.