Les détaillant misent sur de solides ventes de la rentrée

Les détaillants tablent sur une solide saison de magasinage pour la rentrée, alors que les élèves se préparent à reprendre l'apprentissage en classe, souvent pour la première fois depuis plus d'un an.

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La période de dépenses lucratives a été lente l'année dernière, certains parents ayant choisi de faire l'école à la maison et de nombreux établissements scolaires sont passés à l'enseignement en ligne.

Mais les dépenses de consommation devraient être fortes à l'approche de la réouverture des écoles cet automne.

De nombreux parents et élèves ont commencé à magasiner tôt, et les ventes de matériel scolaire, des boîtes à lunch aux chaussures de sport, devraient rester fortes jusqu'en septembre.

«Pour de nombreux détaillants, la rentrée scolaire est la période la plus importante après Noël», a déclaré la porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail, Michelle Wasylyshen.

«Cette année, les achats de rentrée devraient être énormes par rapport à l'année dernière, car les écoles reprendront l'enseignement en personne pour tous les élèves.»

Aux États-Unis, la Fédération nationale du commerce de détail a affirmé que les consommateurs prévoyaient de dépenser des montants records pour le matériel scolaire cet automne.

Les familles avec des enfants du primaire au secondaire prévoient de dépenser en moyenne 849 $ US pour les articles scolaires, tandis que les étudiants de niveau postsecondaire et leurs familles prévoient de dépenser en moyenne 1200 $ US, a indiqué l'association.

Les prévisions de ventes optimistes se reflètent en grande partie au Canada, les experts notant que le retour à l'enseignement en personne, la reprise de nombreuses activités parascolaires et le retour au bureau devraient donner un important coup de pouce aux détaillants.

«Les consommateurs devraient dépenser beaucoup plus que l'an dernier», a déclaré Markus Giesler, professeur agrégé de marketing à la Schulich School of Business de l'Université York.

«Ce n'est pas si surprenant étant donné qu'on s'attend à ce que davantage d'élèves retournent sur les bancs d'école, a-t-il soutenu. Mais l'incertitude avec la quatrième vague pourrait encore avoir un impact sur les ventes.»

Statistique Canada a annoncé le 20 août que les ventes au détail avaient augmenté de 4,2 % pour atteindre 56,2 milliards $ en juin, les mesures de santé publique ayant été assouplies dans de nombreuses régions du pays.

Alors que l'agence a indiqué que son estimation préliminaire pour juillet, qui sera révisée, révélait que les ventes au détail avaient chuté de 1,7 %, les experts affirment que les ventes dans les catégories traditionnelles de la rentrée scolaire comme les vêtements semblaient être bonnes.

La conseillère pour de l'industrie de la vente au détail au Canada chez NPD Group, Tamara Szames, a affirmé que les données préliminaires des ventes pour la période de la rentrée scolaire suggèrent que les détaillants de mode connaîtront une croissance à deux chiffres par rapport à 2020 et une croissance à un chiffre par rapport à 2019.

«Juillet a été un mois très prometteur quant à ce que nous pouvons prévoir pour la rentrée scolaire, a-t-elle dit. Mais l'histoire de la reprise commence à éclipser cette saison de retour à l'école.»

Les magasins ont fortement fait la promotion des ventes scolaires ce mois-ci, avec des dépliants dans les boîtes aux lettres et des publicités en ligne.

Plusieurs d'entre eux proposent des articles classiques pour attirer les acheteurs dans les magasins, comme un paquet de crayons en bois à 29 cents chez Bureau en Gros ou une boîte de crayons de couleur à 88 cents chez Walmart.

Les observateurs de la vente au détail affirment que l'objectif est d'amener les consommateurs à franchir la porte avec des articles à prix très réduit dans l'espoir qu'ils dépenseront davantage pour des articles discrétionnaires et des produits à marge plus élevée comme les sacs à dos, les chaussures et les vêtements.

«Les vêtements sont l'une des stars de la vente au détail en ce moment alors que nous rouvrons», a déclaré l'analyste des ventes au détail Bruce Winder.

«Nous voyons vraiment les vêtements remonter en flèche maintenant, et c’est après avoir vu les ventes chuter de 80 % au plus fort de la pandémie.»

Certains magasins proposent des masques et un désinfectant pour les mains dans le cadre de leur sélection de produits du retour à l'école. John DeFranco, le directeur commercial de Staples Canada, l'entreprise qui exploite l'enseigne Bureau en Gros au Québec, a déclaré que le magasin propose des désinfectants aux côtés du matériel scolaire habituel.

Les produits électroniques restent un peu un point d'interrogation, car de nombreux étudiants et familles se sont déjà équipés en appareils technologiques pendant la pandémie, selon les experts des ventes au détail.

Pourtant, certaines familles semblent acheter des téléphones intelligents pour les élèves du primaire et du secondaire afin de rester connectées, disent-ils.

«Il pourrait y avoir beaucoup de parents intéressés à acheter des téléphones intelligents à leurs enfants avant le début de l'école», a déclaré Anwar White de l’École Bensadoun de commerce au détail de l'Université McGill.

«Ils n'en avaient pas besoin l'année dernière parce qu'ils étaient pour la plupart à la maison, mais maintenant ils seront plus éloignés.»

En effet, la culpabilité parentale de voir les enfants faire face aux restrictions pandémiques pendant 18 mois pourrait donner un coup de pouce supplémentaire aux achats de rentrée, a-t-il déclaré.

«Je dirais que la majorité des parents font tout leur possible, a dit M. White. Il y a cette culpabilité inhérente à cette suppression d'une expérience normale pour les enfants.»

Les achats de rentrée scolaire offrent également une certaine normalité dans une période incertaine, a renchéri M. Giesler.

«C'est un rituel pour les parents et les élèves qui est un signe de stabilité et de fiabilité, a-t-il déclaré. Il y a une sorte de côté émotionnel, thérapeutique. »

Pourtant, le «joker» avec les dépenses de rentrée est le variant Delta, a déclaré M. Winder. Les ventes pourraient, selon lui, commencer à ralentir si les cas de COVID-19 recommencent à augmenter.