Sondage: les foyers de soins de longue durée n'offrent pas de soins sûrs et fiables

OTTAWA — Les foyers de soins de longue durée canadiens n'offrent pas actuellement de soins sûrs et fiables, et ils devraient donner la priorité aux besoins et aux droits des résidents, selon les répondants d'un sondage qui contribuera à façonner de nouvelles normes de soins.

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L'enquête a été menée par le National Institute on Ageing et sera transmis au Comité technique sur les normes nationales des services de soins de longue durée de l'Organisation de normes en santé, qui élabore de nouvelles normes nationales.

Sur les 16 093 personnes qui ont répondu au sondage, 67,3 % ne croyaient pas que les foyers de soins de longue durée au Canada offraient des soins sûrs, fiables et de haute qualité.

Ce nombre était plus élevé, à 75,7 pour cent, pour les personnes qui se sont identifiées comme membres de la famille, amis ou aidants non rémunérés d'un résident d'un établissement de soins de longue durée.

De nombreux foyers de soins de longue durée avaient déjà du mal à fournir des soins de base aux résidents lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé le Canada.

Le virus a eu un effet dévastateur sur le système déjà en difficulté.

Selon l'Institut canadien d'information sur la santé, environ 69 % du nombre total de décès dus à la COVID-19 au Canada sont survenus dans des établissements de soins de longue durée en février 2021.

Les travaux ont déjà débuté pour actualiser les normes nationales actuelles pour les soins de longue durée, dont la première ébauche devrait être rendue publique au début de l'année prochaine.

« Une écrasante majorité des répondants au sondage ont profité de cette occasion pour réitérer que garantir la prestation de soins de haute qualité était le problème le plus important à résoudre au sein des résidences », selon le rapport, préparé par Ashley Flanagan, chercheuse du National Institute on Ageing.

En fait, les répondants ont trouvé que c'était le strict minimum requis.

Ils veulent également que l'accent soit mis sur la qualité de vie des résidents, ce qui englobe tout, de la conception des bâtiments à la nourriture servie et à la culture communautaire encouragée par le personnel.

Les personnes interrogées ont réclamé des espaces privés et confortables et une politique de porte ouverte pour les visites des amis et de la famille.

Le sondage a également abordé la santé, la sécurité et la sécurité d'emploi des travailleurs dans les foyers de soins de longue durée. Cela signifie offrir des salaires, des avantages sociaux, des pensions, des congés payés et une attention explicite au bien-être du personnel.

Les personnes qui ont répondu au sondage ont dit qu'elles voulaient voir le développement d'un organisme de réglementation indépendant pour assurer la cohérence des soins à travers le pays pour s'assurer que les nouvelles normes fonctionnent.

Les résultats de l'enquête seront intégrés aux nouvelles normes des soins de longue durée. Après une nouvelle consultation publique, le comité technique remplacera les anciennes normes l'année prochaine.

Environ 99 pour cent des répondants ont estimé que les foyers de soins de longue durée devraient être tenus de respecter les nouvelles normes une fois qu'elles sont finalisées.

À l'heure actuelle, certaines provinces exigent que les foyers respectent les critères de l'Organisation des normes de santé, mais pas tous.

L'Association canadienne de normalisation élabore également des normes de soins de longue durée qui mettront l'accent sur la protection et le contrôle des infections dans les soins de longue durée, ce qui comprend des normes concernant la ventilation, la plomberie, les systèmes de gaz médicaux et l'utilisation de la technologie.

Les libéraux fédéraux ont promis de légiférer sur la sécurité dans les soins de longue durée dans le cadre de la campagne de réélection du parti, mais il n'est pas clair si la loi proposée rendrait les normes obligatoires.

Si c'est le cas, il faudrait négocier avec les provinces et les territoires, car les soins de longue durée ne relèvent pas de la compétence fédérale.

Laura Osman, La Presse Canadienne