Portefeuille fondamental IG – Croissance (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T1 2026

À retenir

① Le portefeuille a légèrement reculé; les gains des actions canadiennes et de certaines actions internationales ont été contrebalancés par une importante faiblesse des grandes capitalisations américaines.

② Les stratégies d’actions canadiennes ont le plus contribué au rendement, reflétant la vigueur relative des marchés intérieurs.

③ L’exposition aux grandes capitalisations technologiques aux États-Unis a fortement nui, car elles ont enregistré des rendements négatifs importants dans un contexte de ventes massives d’actions de croissance à mégacapitalisation.

Rendement du portefeuille : T1 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (12 juill. 2013)

Portefeuille fondamental IG – Croissance (série F)

-4,92

-0,19

-0,19

14,81

15,84

10,54

10,17

10,21

Quartile

2

2

2

2

2

1

2

 

Aperçu du portefeuille

Le Portefeuille fondamental IG – Croissance a affiché un rendement de -0,2 % au premier trimestre de 2026 et a surpassé la médiane de son groupe de comparaison Actions mondiales (-2,0 %). Comme le mandat présente la plus forte pondération en actions du portefeuille, le rendement est entièrement attribuable aux placements dans les actions. Ce sont les actions canadiennes qui ont été le plus grand contributeur au rendement, ce qui témoigne d’excellents rendements absolus et d’une pondération importante dans le portefeuille. Les placements en actions américaines ont largement pâti du recul des actions des sociétés technologiques à grande capitalisation, et lourdement pesé sur les résultats, compte tenu de leur importante pondération combinée de plus de 40 % au sein du portefeuille. Certaines expositions aux actions internationales ont apporté une contribution positive, y compris les gains des stratégies d’actions européennes, panasiatiques et des marchés émergents. Dans l’ensemble, les contributions des placements canadiens et de certains placements internationaux ont partiellement compensé la faiblesse importante de l’exposition aux actions américaines.

Les conditions du marché ont été difficiles au premier trimestre de 2026. Les marchés boursiers mondiaux ont connu une volatilité élevée, avec des rendements divergents entre les régions. L’indice S&P 500 a reculé de 4,6 % (en dollars canadiens), tandis que l’indice composé S&P/TSX a progressé d’environ 2,6 %, soutenu par la résilience des prix des produits de base et des prix de l’or records. Les marchés des titres à revenu fixe ont pâti de la hausse des taux, l’intensification du conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole qui en a résulté ayant accentué les inquiétudes à l’égard de l’inflation. La Réserve fédérale américaine a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 % tout au long du trimestre, tandis que la Banque du Canada a maintenu le sien à 2,25 %, adoptant toutes deux des positions attentistes. Les taux des obligations du Trésor américain ont augmenté au cours du trimestre, le taux à 10 ans atteignant environ 4,35 % au début d’avril; les taux des obligations gouvernementales canadiennes à 10 ans ont également monté. Dans ce contexte, les actions canadiennes ont tiré parti de la vigueur des secteurs de l’énergie et des matériaux, l’or ayant bondi à des niveaux records. Les placements en actions de marchés émergents ont également fait preuve de résilience. Toutefois, les actions américaines ont été malmenées par la faiblesse du secteur de la technologie et l’incertitude géopolitique, tandis que les répartitions en obligations mondiales ont subi des pressions en raison de la hausse des taux et de préoccupations persistantes à l’égard de l’inflation liées à la volatilité des prix de l’énergie.

Les actions canadiennes sont apparues comme la principale source de rendement positif. Le Fonds en gestion commune d’actions canadiennes Mackenzie – IG est la composante individuelle qui a le plus contribué au rendement, grâce à des gains généralisés dans les secteurs de l’énergie, des matériaux et de la finance. Le Fonds en gestion commune d’actions canadiennes Fidelity – IG a grandement favorisé le rendement, offrant une compensation cruciale à la piètre tenue des actions américaines. Les répartitions en actions américaines à grande capitalisation ont le plus nui au rendement, les Fonds en gestion commune d’actions américaines T. Rowe Price – IG et Mackenzie – IG affichant tous deux des rendements négatifs importants, en raison du délestage des actions technologiques à très grande capitalisation plombées par les préoccupations liées à la viabilité des dépenses en IA. Le Fonds d’opportunités de moyennes capitalisations américaines Mackenzie a aussi légèrement pesé sur le rendement.

Les stratégies internationales ont produit des résultats mitigés, mais généralement favorables. Le Fonds en gestion commune de marchés émergents JPMorgan – IG II, le Fonds en gestion commune de répartition active BlackRock – IG IV et le Fonds en gestion commune d’actions internationales BlackRock – IG ont contribué au rendement. Le Fonds d’actions panasiatiques IG Mackenzie a ajouté de la valeur, tirant parti de la vigueur des actions japonaises. Toutefois, le Fonds d’actions européennes IG Mackenzie a nui au rendement, car les préoccupations relatives à la croissance économique régionale ont pesé sur les marchés continentaux, et le Fonds mondial IG Mackenzie a eu un effet quelque peu défavorable. Le Fonds en gestion commune d’actions américaines petite capitalisation Aristotle – IG a légèrement contribué au rendement, les actions à petite capitalisation ayant affiché une résilience relative.

Revue des marchés : Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Le premier trimestre de 2026 a commencé avec un élan économique favorable, une amélioration du secteur manufacturier, une stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation contenue. Toutefois, la situation a basculé en raison du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, parallèlement aux perturbations commerciales entourant le détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix des produits de base énergétiques. Le choc énergétique a occasionné de la volatilité sur les marchés boursiers mondiaux, mais les conditions sous-jacentes se sont avérées plus résilientes que ce qui était sous-entendu dans les manchettes, renforçant la valeur de la diversification.

Les actions canadiennes ont tenu le coup, car la hausse des prix du pétrole brut a soutenu le secteur de l’énergie, contribuant à compenser la faiblesse des secteurs sensibles aux taux. Les placements dans les secteurs défensifs, les actions à dividendes et les actifs réels ont procuré une protection supplémentaire par rapport à bon nombre de leurs homologues mondiaux. Aux États-Unis, les bases de l’économie sont restées solides, mais la confiance s’est détériorée en raison des prix du pétrole qui ont attisé les craintes d’inflation. Les investisseurs ont délaissé les titres de croissance surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, de sorte que le rendement reflète davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices.

Revue des marchés :  Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Perspectives : La diversification et la flexibilité demeurent au cœur de la construction de portefeuille  

Les prix du pétrole et de l’énergie demeurent le facteur le plus déterminant. Une trajectoire crédible de désescalade pourrait ramener l’attention vers le cycle économique positif observé au début du trimestre, alors qu’une période prolongée de perturbations continuerait d’alimenter l’incertitude entourant l’inflation et maintiendrait la volatilité élevée.

Dans un tel contexte, les producteurs de marchandises et les actions axées sur la valeur peuvent faire preuve de résilience, tandis que les actifs à duration longue et les régions importatrices de pétrole sont plus sensibles aux fluctuations des prix de l’énergie.

Les actions canadiennes offrent une exposition aux secteurs de l’énergie et des matériaux soutenus par des contraintes d’approvisionnement mondiales. Les marchés internationaux développés et émergents présentent des occasions reposant sur les valorisations et constituent une source de diversification pour les portefeuilles concentrés en actions américaines. 

Pour ce qui est des titres à revenu fixe, les stratégies à duration courte ou intermédiaire peuvent équilibrer le rendement et le risque de taux d’intérêt, alors que l’ajout d’obligations de sociétés de qualité élevée permet de générer un revenu de manière rigoureuse. Les principaux facteurs à surveiller seront les politiques des banques centrales, qui évaluent les effets de la hausse des coûts de l’énergie et leurs répercussions indirectes sur le consommateur.  

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.