Portefeuille équilibré mondial neutre ProfilMC (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T1 2026

À retenir

① Le portefeuille a progressé au cours de la période, grâce à la contribution de la plupart des fonds Profil. Les actions canadiennes ont le plus contribué au rendement, et l’exposition aux titres à revenu fixe a été à la traîne. 

② Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation.

③ Les perspectives de croissance mondiale seront ajustées si le conflit se prolonge au-delà de l’été.

Rendement du portefeuille : T1 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création
(9 août 2021)

Portefeuille équilibré mondial neutre ProfilMC  (série F)

-3,23

0,18

0,18

10,16

10,06

  

5,77

Quartile 

2

2

2

2

2

   

Aperçu du portefeuille

Le rendement du Portefeuille équilibré mondial neutre ProfilMC (série F) a progressé au cours de la période (0,2 %) et a dépassé le rendement médian de son groupe de comparaison Équilibrés mondiaux neutres (0,02 %). La plupart des fonds Profil ont inscrit des gains, à commencer par le Fonds privé d’actions canadiennes Profil, tandis que le Fonds privé de titres à revenu fixe Profil a fermé la marche. Le portefeuille a principalement tiré parti de ses composantes en actions nord-américaines.

Les conditions des marchés ont été contrastées au cours du trimestre, les marchés boursiers mondiaux ayant affiché une volatilité élevée et les marchés des titres à revenu fixe ayant subi des pressions en raison de la hausse des taux. La période a été marquée par l’intensification des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et une forte hausse des prix du pétrole, qui ont soutenu les actions sensibles aux produits de base, mais ont créé un contexte plus difficile pour les mandats obligataires mondiaux traditionnels. Les taux des obligations du Trésor ont augmenté au cours du trimestre, vu les craintes d’inflation persistantes. Dans ce contexte, les actions canadiennes, les placements dans les marchés émergents et certaines expositions à faible volatilité ont été plus favorables, tandis que les obligations mondiales, les actions américaines et les stratégies macroéconomiques ont rencontré des obstacles.

Le Fonds privé d’actions canadiennes Profil a été le principal contributeur au rendement total du portefeuille. Le Fonds a principalement tiré parti du solide positionnement dans le secteur de l’énergie, notamment la surpondération de Cenovus Energy et de Suncor Énergie, les prix du pétrole brut ayant fortement augmenté au cours du trimestre. Ces gains ont été partiellement contrebalancés par les moins bons résultats du secteur de la consommation discrétionnaire et une certaine faiblesse du secteur de la finance. Le Fonds privé d’actions internationales Profil a aussi largement contribué au rendement. Sa vigueur sous-jacente provient en grande partie de la sélection d’actions dans les services de communication, la technologie de l’information, la santé et la consommation de base, grâce à des titres comme ASML Holding, Shell, TotalEnergies, Eni et BAE Systems. Le Fonds privé de marchés émergents Profil a aussi favorisé le rendement, malgré sa pondération moins importante, puisque Samsung Electronics, SK hynix, Taiwan Semiconductor Manufacturing et certaines expositions aux produits de base d’Amérique latine ont contribué aux résultats.

Le Fonds privé de répartition active Profil II a contribué au rendement total. Les résultats du trimestre reflètent l’évolution des perspectives régionales de BlackRock, en commençant par la préférence pour les actions non américaines, notamment celles de la Corée, de même que la conviction qu’inspirent encore le Japon et l’ensemble des marchés émergents asiatiques, puis une surpondération plus optimiste des actions américaines à la fin du trimestre. Les volets à faible volatilité ont également été avantageux. Le Fonds d'actions internationales à faible volatilité BlackRock – IG Mandat privé a contribué au rendement malgré sa pondération relativement modeste, tandis que les composantes canadiennes et des marchés émergents à faible volatilité ont également bonifié le rendement. De manière plus générale, les stratégies à faible volatilité ont tiré parti des résultats plus solides des services de communication, de la finance et de certains titres de l’énergie au cours d’un trimestre où les sociétés technologiques et de logiciels à valorisation élevée sont passées en territoire de correction. Parmi les titres à revenu fixe plus défensifs et les placements axés sur le revenu, le Fonds hypothécaire et de revenu à court terme IG Mackenzie, le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie et le Fonds en gestion commune d’obligations canadiennes Mackenzie – IG ont tous apporté une contribution au portefeuille, la composante en biens immobiliers ayant tiré parti de l’amélioration des données fondamentales du marché des immeubles industriels et de la stabilité des conditions de location.

Le Fonds privé d’actions américaines Profil a le plus nui au rendement. La faiblesse s’est concentrée dans la technologie de l’information, la santé, les services de communication et la finance, Microsoft, Micron Technology et Capital One Financial ayant le plus nui aux résultats, même si les titres de l’énergie tels que ConocoPhillips et Shell ont compensé un peu. Le Fonds en gestion commune d’obligations mondiales PIMCO – IG a également nui de manière importante, car la hausse des taux des obligations de sociétés et d’État, l’inflation tenace et les perspectives réduites d’assouplissement monétaire ont pesé sur les obligations mondiales. Le Fonds mondial macro Mackenzie, le Fonds privé de FNB Profil, le Fonds de couverture d'actions mondiales Wellington – IG Mandat privé, le Fonds à revenu stratégique IG Manuvie et le Fonds d’obligations de sociétés nord-américaines Mackenzie ont aussi quelque peu entravé le rendement. Dans ce contexte, la surperformance du portefeuille par rapport à ses pairs est attribuable aux contributions plus importantes des placements dans les actions canadiennes, internationales et des marchés émergents, de la répartition régionale active et de certaines composantes à faible volatilité, qui ont plus que compensé la faiblesse des actions américaines et des obligations mondiales.

Revue des marchés : Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Le premier trimestre de 2026 a commencé avec un élan économique favorable, une amélioration du secteur manufacturier, une stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation contenue. Toutefois, la situation a basculé en raison du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, parallèlement aux perturbations commerciales entourant le détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix des produits de base énergétiques. Le choc énergétique a occasionné de la volatilité sur les marchés boursiers mondiaux, mais les conditions sous-jacentes se sont avérées plus résilientes que ce qui était sous-entendu dans les manchettes, renforçant la valeur de la diversification.

Les actions canadiennes ont tenu le coup, car la hausse des prix du pétrole brut a soutenu le secteur de l’énergie, contribuant à compenser la faiblesse des secteurs sensibles aux taux. Les placements dans les secteurs défensifs, les actions à dividendes et les actifs réels ont procuré une protection supplémentaire par rapport à bon nombre de leurs homologues mondiaux. Aux États-Unis, les bases de l’économie sont restées solides, mais la confiance s’est détériorée en raison des prix du pétrole qui ont attisé les craintes d’inflation. Les investisseurs ont délaissé les titres de croissance surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, de sorte que le rendement reflète davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices.

Revue des marchés :  Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Perspectives : Les perspectives de croissance mondiale seront ajustées si le conflit se prolonge au-delà de l’été

Les prix du pétrole et de l’énergie demeurent le facteur le plus déterminant. Une trajectoire crédible de désescalade pourrait ramener l’attention vers le cycle économique positif observé au début du trimestre, alors qu’une période prolongée de perturbations continuerait d’alimenter l’incertitude entourant l’inflation et maintiendrait la volatilité élevée. 

Dans un tel contexte, les producteurs de marchandises et les actions axées sur la valeur peuvent faire preuve de résilience, tandis que les actifs à duration longue et les régions importatrices de pétrole sont plus sensibles aux fluctuations des prix de l’énergie. 

La diversification et la flexibilité demeurent au cœur de la construction de portefeuille

Les actions canadiennes offrent une exposition aux secteurs de l’énergie et des matériaux favorisés par les contraintes d’approvisionnement mondiales. Les marchés internationaux développés et émergents présentent des occasions reposant sur les valorisations et constituent une source de diversification pour les portefeuilles concentrés en actions américaines.

Pour ce qui est des titres à revenu fixe, les stratégies à duration courte ou intermédiaire peuvent équilibrer le rendement et le risque de taux d’intérêt, alors que l’ajout d’obligations de sociétés de qualité élevée permet de générer un revenu de manière rigoureuse. Les principaux facteurs à surveiller seront les politiques des banques centrales, qui évaluent les effets de la hausse des coûts de l’énergie et leurs répercussions indirectes sur le consommateur. 

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.