Les marchés de titres à revenu fixe ont enregistré un repli au troisième trimestre de 2026, du fait de l’inflation persistante, de la hausse des prix de l’énergie et de l’évolution des prévisions en matière de politique monétaire, ce qui a poussé les taux des obligations gouvernementales à la hausse. Aux États-Unis, la résilience de l’activité économique et l’inflation élevée ont incité la Réserve fédérale à relever son taux directeur de 25 points de base en septembre, dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. Les taux des titres du Trésor ont augmenté sur l’ensemble de la courbe des taux, ce qui a pesé sur les prix des obligations, en particulier les titres à duration plus longue.
Les titres à revenu fixe canadiens ont également été sous pression, même si la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Les inquiétudes entourant l’inflation, l’incertitude commerciale et la hausse des taux obligataires mondiaux ont contribué à la hausse des taux des obligations du gouvernement du Canada. Les obligations à duration longue ont enregistré des baisses plus importantes, tandis que les titres à échéance plus courte ont fait preuve d’une résilience relativement supérieure. Les obligations canadiennes de première qualité ont reculé, les titres d’État étant particulièrement sensibles à la hausse des taux.
Les marchés du crédit ont généralement mieux résisté que les obligations gouvernementales, bien que le rendement ait varié selon les segments de qualité. Les titres de créance de sociétés de première qualité ont bénéficié d’une relative stabilité des écarts et de la demande continue des investisseurs, tandis que les titres moins bien notés ont subi une pression accrue, en raison de l’augmentation des coûts de financement. Les obligations à rendement élevé se sont avérées plus résilientes que les obligations gouvernementales à duration longue, soutenues par une hausse du coupon et une moindre sensibilité aux taux d’intérêt. Dans l’ensemble, la duration a été un facteur déterminant du rendement des titres à revenu fixe, la hausse des taux ayant été supérieure au revenu pour de nombreuses positions sur obligations gouvernementales.
Le portefeuille a affiché un rendement négatif pour le trimestre, les titres à revenu fixe ayant pesé lourd sur celui-ci. Le rendement du portefeuille a été largement influencé par sa composante de titres à revenu fixe de base, en particulier le Fonds d’obligations de sociétés canadiennes Mackenzie – IG Mandat privé, qui a à la fois nui au rendement du portefeuille et surpassé son indice de référence. Les obligations des secteurs de l’énergie, de la finance et des infrastructures ont pesé sur le rendement absolu, tandis qu’une sélection favorable de titres de sociétés a stimulé le rendement relatif. Les placements en obligations liées à l’État ont également subi la pression de la hausse des taux pendant la période. Le Fonds hypothécaire et de revenu à court terme IG Mackenzie a enregistré un léger repli au cours du trimestre, mais a fait mieux que son indice de référence. Les obligations gouvernementales sont la composante qui a le plus nui au rendement, en particulier les obligations provinciales et fédérales, devant les obligations de sociétés, principalement dans la finance. L’apport positif des placements hypothécaires et des liquidités a en partie compensé ces pertes.
La position dans le Fonds du marché monétaire canadien Mackenzie, en particulier les composantes défensives et liquides du portefeuille, a eu un effet favorable. Outre les titres à revenu fixe de base, le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie a aussi contribué au rendement.