Portefeuille fondamental IG – Revenu (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T1 2026

À retenir

① Le portefeuille a enregistré un rendement positif au cours de la période, malgré les tensions géopolitiques persistantes.

② Les placements dans les obligations à court terme ont eu un effet positif sur le rendement du portefeuille.

③ L’exposition aux biens immobiliers a contribué au rendement au cours de la période. 

Rendement du portefeuille : T1 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (12 juill. 2013)

Portefeuille fondamental IG – Revenu (série F)

-0,44

0,49

0,49

2,78

4,30

2,51

2,67

2,76

Quartile

2

1

1

2

3

2

1

 

Aperçu du portefeuille

Le premier trimestre de 2026 a été caractérisé par un mélange volatil de frictions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et un scénario de croissance robuste alimenté par la technologie aux États-Unis. Bien que la période ait commencé sur un ton relativement positif à la suite de la réouverture de l’administration publique américaine, la confiance du marché s’est vite effritée à mesure que les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées. Cette apparition du risque lié à l’actualité a exigé une approche plus agile en matière de duration et de crédit, alors que les investisseurs soupesaient les pressions inflationnistes de la volatilité des prix de l’énergie par rapport au risque déflationniste d’un choc de la croissance mondiale.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a maintenu le taux des fonds fédéraux dans la fourchette cible de 3,5 % à 3,75 %. Bien que la décision ait été largement anticipée, le discours entourant les projections a révélé une banque centrale aux prises avec des signaux contradictoires. D’une part, le thème des dépenses en immobilisations en IA est devenu un pilier structurel de l’économie intérieure, car les quatre plus grandes sociétés de la technologie devraient dépenser plus de 600 milliards de dollars en immobilisations cette année.  

D’autre part, les répercussions du conflit au Moyen-Orient demeurent un angle mort important. Malgré une brève suspension des hostilités en février, les marchés sont restés sceptiques quant à une solution diplomatique à long terme. Par conséquent, les attentes en matière d’inflation ont été rajustées à la hausse, les dépenses de consommation personnelles (DPC) et les DPC de base étant maintenant projetées à 2,7 % pour l’année. La courbe de rendement des obligations du Trésor a connu de la volatilité pendant le trimestre, les taux ayant reculé avant d’augmenter plus tard au cours du trimestre.

Au Canada, le contexte a commencé à se différencier de celui aux États-Unis, les fragilités économiques nationales s’accentuant. En mars, la Banque du Canada (BdC) a maintenu son taux du financement à un jour à 2,25 %; cependant, les autorités ont adopté un ton plus prudent. Des données récentes ont confirmé que l’économie canadienne s’est contractée de 0,6 % au dernier trimestre de 2025 et que le marché de l’emploi a montré des signes de ralentissement, le taux de chômage atteignant 6,7 % en février.

Le Fonds hypothécaire et de revenu à court terme IG Mackenzie affichait la plus importante pondération au sein du portefeuille et a été le plus important contributeur au rendement. Le Fonds de marché monétaire canadien IG Mackenzie était le deuxième en importance dans le portefeuille et le deuxième plus grand contributeur au rendement.

Pendant la période, la pondération du Fonds d’obligations de sociétés canadiennes Mackenzie – IG Mandat privé dans le portefeuille s’est maintenue à 15,3 %. La pondération du Fonds de marché monétaire canadien IG Mackenzie a clôturé la période à 18,4 %. La pondération du Fonds de titres à taux variable de qualité Mackenzie était de 3,1 % à la fin de la période.

Revue des marchés : Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Le premier trimestre de 2026 a commencé avec un élan économique favorable, une amélioration du secteur manufacturier, une stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation contenue. Toutefois, la situation a basculé en raison du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, parallèlement aux perturbations commerciales entourant le détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix des produits de base énergétiques. Le choc énergétique a occasionné de la volatilité sur les marchés boursiers mondiaux, mais les conditions sous-jacentes se sont avérées plus résilientes que ce qui était sous-entendu dans les manchettes, renforçant la valeur de la diversification.

Les actions canadiennes ont tenu le coup, car la hausse des prix du pétrole brut a soutenu le secteur de l’énergie, contribuant à compenser la faiblesse des secteurs sensibles aux taux. Les placements dans les secteurs défensifs, les actions à dividendes et les actifs réels ont procuré une protection supplémentaire par rapport à bon nombre de leurs homologues mondiaux. Aux États-Unis, les bases de l’économie sont restées solides, mais la confiance s’est détériorée en raison des prix du pétrole qui ont attisé les craintes d’inflation. Les investisseurs ont délaissé les titres de croissance surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, de sorte que le rendement reflète davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices.

Revue des marchés :  Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Perspectives : Un mélange volatil de frictions géopolitiques persistantes

Nous maintenons une préférence pour une position acheteur à l’égard des titres à court terme au Canada. Nous pensons toujours que le Canada se dirige vers un repli tiré par le logement, où une baisse des loyers et un resserrement des conditions financières pousseront la Banque du Canada à réduire les taux de 0,25 à 0,5 point de pourcentage vers le milieu de l’année. Aux États-Unis, notre positionnement était plus tactique. Nous avons commencé l’année en maintenant une duration inférieure à celle de l’indice de référence, mais sommes passés à une pondération neutre alors que le conflit au Moyen-Orient s’intensifiait. Du côté des titres de créance, nous maintenons une position surpondérée dans les titres de bonne qualité. En ce qui concerne les titres à rendement élevé, nous continuons d’exprimer une grande conviction à l’égard des secteurs de l’aérospatiale et de la défense. Dans un contexte de remilitarisation et d’augmentation des dépenses de défense des gouvernements, les sociétés de ces secteurs offrent des profils corrigés du risque attrayants. À l’aube du deuxième trimestre, nous continuons à faire preuve de rigueur et à miser sur la qualité alors que l’incertitude géopolitique et budgétaire continue de peser sur le marché.

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.