Portefeuille Nouveaux diplômés IG (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T2 2026

À retenir

① Le portefeuille a inscrit un rendement positif pour le trimestre, les obligations à court terme ayant surpassé celles à long terme. 

② Le positionnement sectoriel des titres de sociétés a apporté une valeur significative.

③ Ce sont les émetteurs du secteur de la finance qui ont contribué le plus au rendement excédentaire.

Rendement du portefeuille : T2 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (30 janvier 2023)

Portefeuille Nouveaux diplômés IG 
(série F)

0,35

1,28

1,57

3,42

5,54

 

 

4,72

Quartile

1

1

1

1

1

 

 

 

Aperçu du portefeuille

Le deuxième trimestre a été marqué par un changement de garde à la Réserve fédérale, un accord de paix provisoire avec l’Iran et un marché obligataire qui a finalement cessé de miser sur l’espoir. Au Canada, on a passé le trimestre à se demander si le pays était en récession, la Banque du Canada a laissé son taux inchangé à 2,25 % en avril et en juin et l’inflation de base, peu influencée par les prix de l’énergie, a avoisiné les 2 %.

Les taux des obligations gouvernementales canadiennes ont été passablement volatils au deuxième trimestre de 2026, culminant à la mi-mai pour ensuite baisser à la fin de juin. Le taux des obligations de référence à 10 ans a atteint un sommet de 3,7 % le 19 mai avant de redescendre à un creux de 3,38 % le 30 juin. À la fin de juin, les taux à deux et à cinq ans s’établissaient respectivement à 2,74 % et à 3,01 %, préservant la pente positive de la courbe des taux.

Ces fluctuations ont été causées par des événements macroéconomiques précis. La forte hausse des taux à la mi-mai a été alimentée par les prix élevés de l’énergie et, à l’inverse, un accord de paix provisoire avec l’Iran a apaisé les craintes d’inflation liées à l’énergie. Les taux ont encore baissé en raison notamment des données sur le marché de l’emploi plus faibles que prévu aux États-Unis, ce qui a conduit les marchés à escompter un assouplissement monétaire mondial imminent et exercé des pressions à la baisse sur la duration à long terme.

Le Fonds a surpassé l’indice de référence principalement en raison de la sélection des titres et du positionnement dans les secteurs sensibles aux écarts (en particulier les sociétés émettrices et les émetteurs financiers). Pour ce qui est de la répartition, les obligations de sociétés ont été le principal moteur du rendement excédentaire. La judicieuse sélection d’émetteurs du côté des institutions financières canadiennes et de certaines sociétés a généré une valeur importante, soutenue par le resserrement des écarts et la résilience des données fondamentales des titres de créance. Les placements dans les obligations de sociétés du secteur de la finance ont été avantageux grâce à l’exposition aux banques, aux compagnies d’assurance et aux entreprises de services financiers diversifiés. En parallèle, la sous-pondération des obligations fédérales a pesé sur le rendement, car les taux ont baissé au cours de la période.

Revue des marchés : La solidité des bénéfices a aidé les marchés à composer avec l’incertitude

Le deuxième trimestre de 2026 a une fois de plus démontré la résilience des marchés financiers. Si les investisseurs ont été éprouvés par le conflit au Moyen-Orient, la volatilité des prix des produits de base, les attentes changeantes à l’égard des taux d’intérêt et les nouvelles préoccupations quant à l’inflation, les actions mondiales ont néanmoins continué de progresser, portées par les bénéfices des sociétés et l’activité économique qui sont restés plus solides que prévu. L’indice S&P 500 a avancé de 14,9 %, en dollars américains, au cours du trimestre, tandis que l’indice composé S&P/TSX a gagné 6,4 %, à la faveur des prévisions de bénéfices plus optimistes et de l’élargissement du marché.Les actions canadiennes ont bénéficié notamment du solide rebond du secteur de la finance soutenu par les bénéfices plus élevés que prévu des banques, la résilience de la qualité du crédit et l’amélioration de l’activité sur les marchés financiers qui ont ravivé la confiance.

Les actions américaines ont été avantagées par la solidité des bénéfices et non par un simple regain de l’appétit pour le risque, la technologie de l’information menant le bal alors que les dépenses en infrastructures liées à l’IA ont continué d’ancrer la confiance. Les actions internationales ont également contribué de manière considérable, à commencer par celles de la Corée et de Taïwan, deux pays des marchés émergents favorisés par la demande dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement technologique mondiale.

Depuis 12 mois, l’indice composé S&P/TSX a grimpé de 28,8 %, l’indice MSCI EAEO, de 17,4 % et l’indice S&P 500, de 20,9 %.

Perspectives : L’accord de paix avec l’Iran fait baisser les prix de l’énergie et les taux

Selon l’ensemble des données économiques, le récent rebond de la croissance au Canada s’apparentait davantage à une correction temporaire qu’à une reprise complète. Bien que le PIB ait augmenté de 0,5 % sur un mois en avril, l’estimation provisoire pour le mois de mai a été ramenée à 0,1 % seulement. Au Canada, le marché de l’emploi reste atone, les investissements des entreprises ont continué de se contracter en raison des incertitudes liées aux droits de douane et à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et le cycle de révision des taux hypothécaires demeure un frein majeur. Ces faiblesses structurelles donnent à la Banque du Canada une marge de manœuvre substantielle pour assouplir sa politique. Les titres à revenu fixe canadiens représentent une occasion de plus en plus attrayante alors que le contexte économique au pays diverge sensiblement des conditions macroéconomiques plus solides aux États-Unis, ouvrant la voie à un assouplissement de la politique monétaire. Nous nous attendons à ce que la Banque du Canada réduise son taux directeur de 25 points de base (un quart de point de pourcentage) d’ici la fin de l’année. Compte tenu de cette politique divergente, la détention directe de titres à revenu fixe canadiens plutôt qu’une exposition à la duration américaine constitue une stratégie clé pour les trimestres à venir. 

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.