Malgré la volatilité en fin de trimestre, les marchés obligataires mondiaux ont terminé l’année en territoire largement positif. Le trimestre a été caractérisé par les politiques des banques centrales qui sont restées divergentes et par un intérêt grandissant à l’égard de l’interaction entre les mesures de relance budgétaires, les risques d’inflation et les perspectives en matière de politique monétaire.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a annoncé sa troisième réduction de taux consécutive de 25 points de base (un quart de point de pourcentage) en décembre, portant le taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. La décision a toutefois fait ressortir une division croissante au sein du comité, trois membres s’y étant opposés. Les projections économiques mises à jour de la Fed laissent entrevoir une économie plus résiliente, avec des révisions à la hausse de la croissance du PIB pour 2025 et 2026. Nos portefeuilles maintiennent une duration tactique courte pour les titres américains, notamment pour les échéances de 10 et de 30 ans, reflétant notre opinion selon laquelle les attentes d’assouplissement supplémentaire sont trop optimistes.
Outre-Atlantique, de nombreuses banques centrales semblent être arrivées à la fin de leur cycle d’assouplissement, la Banque d’Angleterre faisant figure d’exception. Au Royaume-Uni, les rendements des obligations gouvernementales britanniques à long terme ont reculé à la suite de l’annonce du budget par le gouvernement, les rendements des obligations à 30 ans ayant chuté de 30 points de base. La duration de notre portefeuille en Europe demeure plus courte que celle de l’indice, principalement du côté des obligations du gouvernement allemand. Nous avons maintenu une préférence pour les dettes souveraines de pays de l’Europe périphérique, comme l’Italie, dont la plus grande rigueur budgétaire a été récompensée par une hausse de sa note de crédit.
Au Canada, l’histoire est tout autre. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, la croissance ayant dépassé les attentes au troisième trimestre. Nous croyons qu’il est toutefois plus probable que la politique d’assouplissement demeure en place plus longtemps en raison de moteurs de croissance léthargiques, dont le ralentissement de l’immigration et la faiblesse du marché de l’immobilier. Notre positionnement est optimiste pour le Canada, mais nous continuons de concentrer nos placements dans la portion à court terme de la courbe (échéances d’environ cinq ans) et nous demeurons prudents quant aux obligations à plus long terme en raison des préoccupations entourant les primes de terme et les incertitudes liées au déficit.
Le Fonds d’obligations mondiales Mackenzie – IG Mandat privé a fait l’objet de la plus importante pondération au sein du portefeuille et est celui qui a contribué le plus au rendement. Les investisseurs en titres à revenu fixe ont tiré parti des rendements attrayants des obligations mondiales offrant une protection contre l’incertitude entourant les politiques. Le FNB d’obligations de prêts collatéralisés AAA Mackenzie est le troisième titre en importance dans le portefeuille et le deuxième contributeur en importance au rendement. Le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie est la position qui a le plus entravé le rendement au cours de la période.