Portefeuille fondamental IG – Mondial Revenu (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T1 2026

À retenir

① Le portefeuille a affiché un rendement négatif, principalement en raison de l’exposition aux obligations mondiales, alors que les taux obligataires ont augmenté.

② Les biens immobiliers ont contribué au rendement au cours de la période.

③ Les obligations mondiales ont clôturé la période en territoire négatif.

Rendement du portefeuille : T1 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (16 juill. 2014)

Portefeuille fondamental IG – Mondial Revenu
(série F)

-1,71

-0,20

-0,20

2,24

3,27

1,40

2,19

2,69

Quartile

2

2

2

2

3

2

1

 

Aperçu du portefeuille

Le premier trimestre de 2026 a été façonné par un changement marqué de la conjoncture du marché. Ce qui a commencé par la poursuite de la tendance à la désinflation et un contexte de marché largement stimulé par l’économie s’est terminé par un environnement plus volatil, secoué par un choc de l’offre principalement en raison de l’instabilité géopolitique. Dans ce contexte, les marchés mondiaux des titres à revenu fixe ont traversé un trimestre mouvementé et ont fini en territoire légèrement négatif. Les premières semaines ont été caractérisées par les attentes d’un assouplissement de la part de la Réserve fédérale américaine, en raison du ralentissement de la croissance a ralenti et de la légère détérioration des conditions du marché de l’emploi. Toutefois, cet état d’esprit a été brusquement ébranlé au cours de la deuxième moitié du trimestre par l’escalade du conflit au Moyen-Orient. Le choc des prix du pétrole et de l’énergie qui en a résulté et la réévaluation des trajectoires des taux d’intérêt mondiaux ont conduit à une révision tactique de la duration et du risque dans l’ensemble de nos portefeuilles.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a maintenu le taux des fonds fédéraux dans la fourchette cible de 3,5 % à 3,75 % lors de sa réunion de mars. Alors que le marché de l’emploi montrait des signes de ralentissement, avec un taux de chômage de 4,4 %, les décideurs ont vu un scénario où la croissance résiliente est soutenue par le maintien des dépenses des consommateurs et en capital fixe des entreprises. Notre positionnement sur le plan de la duration aux États-Unis a été dynamique; nous avons commencé l’année en sous-pondérant le segment à long terme de la courbe, mais nous sommes passés à une position neutre en février, alors que le conflit géopolitique s’intensifiait. Bien que nous ayons brièvement adopté une position acheteur sur les obligations du Trésor à 10 ans et à 30 ans à la mi-mars pour nous protéger contre un éventuel choc de croissance, nous sommes depuis revenus à une position neutre, les risques d’inflation étant devenus le facteur déterminant du marché.

Au Canada, le contexte a commencé à se différencier de celui aux États-Unis, les fragilités économiques nationales s’accentuant. En mars, la Banque du Canada (BdC) a maintenu son taux du financement à un jour à 2,25 %; cependant, les autorités ont adopté un ton plus prudent. Des données récentes ont confirmé que l’économie canadienne s’est contractée de 0,6 % au dernier trimestre de 2025 et que le marché de l’emploi a montré des signes de ralentissement, le taux de chômage atteignant 6,7 % en février.

Le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie a constitué la quatrième position en importance dans le portefeuille et a le plus contribué au rendement au cours de la période, grâce aux excellents résultats d’exploitation et à la hausse de la valeur marchande des propriétés. Le FNB d’obligations de prêts collatéralisés AAA Mackenzie est le deuxième placement en importance dans le portefeuille et il a été le deuxième plus grand contributeur au rendement. Le Fonds d’obligations mondiales Mackenzie – IG Mandat privé affichait la plus importante pondération du portefeuille et a le plus nui au rendement, les taux obligataires ayant généralement augmenté au cours de la période.   

Revue des marchés : Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Le premier trimestre de 2026 a commencé avec un élan économique favorable, une amélioration du secteur manufacturier, une stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation contenue. Toutefois, la situation a basculé en raison du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, parallèlement aux perturbations commerciales entourant le détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix des produits de base énergétiques. Le choc énergétique a occasionné de la volatilité sur les marchés boursiers mondiaux, mais les conditions sous-jacentes se sont avérées plus résilientes que ce qui était sous-entendu dans les manchettes, renforçant la valeur de la diversification.

Les actions canadiennes ont tenu le coup, car la hausse des prix du pétrole brut a soutenu le secteur de l’énergie, contribuant à compenser la faiblesse des secteurs sensibles aux taux. Les placements dans les secteurs défensifs, les actions à dividendes et les actifs réels ont procuré une protection supplémentaire par rapport à bon nombre de leurs homologues mondiaux. Aux États-Unis, les bases de l’économie sont restées solides, mais la confiance s’est détériorée en raison des prix du pétrole qui ont attisé les craintes d’inflation. Les investisseurs ont délaissé les titres de croissance surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, de sorte que le rendement reflète davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices.

Revue des marchés :  Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Perspectives : Un mélange volatil de frictions géopolitiques persistantes

Nous maintenons une préférence pour une position acheteur à l’égard des titres à court terme au Canada. Nous pensons toujours que le Canada se dirige vers un repli tiré par le logement, où une baisse des loyers et un resserrement des conditions financières pousseront la Banque du Canada à réduire les taux de 0,25 à 0,5 point de pourcentage vers le milieu de l’année. Aux États-Unis, notre positionnement était plus tactique. Nous avons commencé l’année en maintenant une duration inférieure à celle de l’indice de référence, mais sommes passés à une pondération neutre alors que le conflit au Moyen-Orient s’intensifiait. Du côté des titres de créance, nous maintenons une position surpondérée dans les titres de bonne qualité. En ce qui concerne les titres à rendement élevé, nous continuons d’exprimer une grande conviction à l’égard des secteurs de l’aérospatiale et de la défense. Dans un contexte de remilitarisation et d’augmentation des dépenses de défense des gouvernements, les sociétés de ces secteurs offrent des profils corrigés du risque attrayants. À l’aube du deuxième trimestre, nous continuons à faire preuve de rigueur et à miser sur la qualité alors que l’incertitude géopolitique et budgétaire continue de peser sur le marché.

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.