Portefeuille fondamental IG – Mondial Revenu (série F)

Commentaires sur les portefeuilles
T4 2025

À retenir

① Le portefeuille a progressé au cours du trimestre, principalement grâce aux obligations mondiales.

② Les biens immobiliers ont légèrement pesé sur le rendement au cours de la période.

③ Les obligations mondiales ont terminé l’année en territoire largement positif.

Rendement du portefeuille : T4 2025

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (16 juill. 2014)

Portefeuille fondamental IG – Mondial Revenu
(série F)

-0,60

0,32

3,22

3,22

4,14

0,96

2,26

2,76

Quartile

2

2

3

3

3

2

1

 

Aperçu du portefeuille

Malgré la volatilité en fin de trimestre, les marchés obligataires mondiaux ont terminé l’année en territoire largement positif. Le trimestre a été caractérisé par les politiques des banques centrales qui sont restées divergentes et par un intérêt grandissant à l’égard de l’interaction entre les mesures de relance budgétaires, les risques d’inflation et les perspectives en matière de politique monétaire.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a annoncé sa troisième réduction de taux consécutive de 25 points de base (un quart de point de pourcentage) en décembre, portant le taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. La décision a toutefois fait ressortir une division croissante au sein du comité, trois membres s’y étant opposés. Les projections économiques mises à jour de la Fed laissent entrevoir une économie plus résiliente, avec des révisions à la hausse de la croissance du PIB pour 2025 et 2026. Nos portefeuilles maintiennent une duration tactique courte pour les titres américains, notamment pour les échéances de 10 et de 30 ans, reflétant notre opinion selon laquelle les attentes d’assouplissement supplémentaire sont trop optimistes.

Outre-Atlantique, de nombreuses banques centrales semblent être arrivées à la fin de leur cycle d’assouplissement, la Banque d’Angleterre faisant figure d’exception. Au Royaume-Uni, les rendements des obligations gouvernementales britanniques à long terme ont reculé à la suite de l’annonce du budget par le gouvernement, les rendements des obligations à 30 ans ayant chuté de 30 points de base. La duration de notre portefeuille en Europe demeure plus courte que celle de l’indice, principalement du côté des obligations du gouvernement allemand. Nous avons maintenu une préférence pour les dettes souveraines de pays de l’Europe périphérique, comme l’Italie, dont la plus grande rigueur budgétaire a été récompensée par une hausse de sa note de crédit.

Au Canada, l’histoire est tout autre. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, la croissance ayant dépassé les attentes au troisième trimestre. Nous croyons qu’il est toutefois plus probable que la politique d’assouplissement demeure en place plus longtemps en raison de moteurs de croissance léthargiques, dont le ralentissement de l’immigration et la faiblesse du marché de l’immobilier. Notre positionnement est optimiste pour le Canada, mais nous continuons de concentrer nos placements dans la portion à court terme de la courbe (échéances d’environ cinq ans) et nous demeurons prudents quant aux obligations à plus long terme en raison des préoccupations entourant les primes de terme et les incertitudes liées au déficit.

Le Fonds d’obligations mondiales Mackenzie – IG Mandat privé a fait l’objet de la plus importante pondération au sein du portefeuille et est celui qui a contribué le plus au rendement. Les investisseurs en titres à revenu fixe ont tiré parti des rendements attrayants des obligations mondiales offrant une protection contre l’incertitude entourant les politiques. Le FNB d’obligations de prêts collatéralisés AAA Mackenzie est le troisième titre en importance dans le portefeuille et le deuxième contributeur en importance au rendement. Le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie est la position qui a le plus entravé le rendement au cours de la période.

Revue des marchés : Raffermissement de la croissance mondiale, ralentissement de l’inflation et politique expansionniste

Les marchés ont terminé le quatrième trimestre de 2025 en force, clôturant une année marquée par la résilience et des gains généralisés. Les actions ont mené le bal, les investisseurs faisant fi du brouhaha causé par la politique pour se concentrer sur l’amélioration des fondamentaux. Les marchés mondiaux ont progressé, soutenus par les bénéfices des sociétés qui sont demeurés stables, la diminution des pressions inflationnistes et la reprise des baisses des taux d’intérêt. Le Canada a fait mieux que la plupart des autres pays développés, profitant de la vigueur des secteurs des matériaux et de la finance, tandis que les marchés européens et asiatiques ont rebondi à la faveur de la reprise de l’activité commerciale et du regain de confiance des investisseurs. Aux États-Unis, les actions ont continué d’enregistrer des gains, en particulier dans les secteurs de la technologie et des services de communication, et un plus grand nombre de secteurs ont inscrit des rendements, ce qui indique que le marché repose sur des bases plus solides.

Les titres à revenu fixe ont inscrit des rendements modestes, mais positifs, les banques centrales ayant continué d’assouplir leur politique. Les taux des obligations gouvernementales à court terme ont baissé, mais ceux à long terme sont demeurés stables, de sorte que les rendements ont été principalement déterminés par le revenu des coupons. Les conditions de crédit sont restées fermes, ce qui souligne l’importance de la robustesse des bilans des entreprises à l’aube de l’année 2026.

Revue des marchés :  Raffermissement de la croissance mondiale, ralentissement de l’inflation et politique expansionniste

Perspectives : Haut niveau de volatilité attendu

Pour 2026, nous nous attendons à ce que les politiques divergentes des banques centrales et l’incertitude budgétaire et politique maintiennent le niveau de volatilité élevé dans les marchés mondiaux des titres à revenu fixe. Selon nous, ce contexte crée un terrain fertile pour permettre aux gestionnaires actifs de repérer des occasions intéressantes. Les attentes concernant les réductions de taux aux États-Unis nous semblent excessives, car la robustesse de l’économie et l’inflation de base qui demeure autour de 3 % justifient une approche plus prudente de la Réserve fédérale américaine.

Dans l’ensemble, nous privilégions une position plutôt neutre en matière de duration, avec des sous-pondérations tactiques aux États-Unis et en Europe, et des surpondérations au Canada et en Australie. Les titres de créance de sociétés de grande qualité demeurent une composante essentielle, car ils offrent un revenu attrayant, avec une préférence pour les secteurs défensifs comme les services aux collectivités et les pipelines. Nous complétons ces positions avec certaines obligations souveraines de marchés émergents qui sont susceptibles à notre avis d’offrir des rendements corrigés du risque intéressants. La flexibilité en matière d’élaboration de portefeuille restera primordiale dans ce contexte en évolution.

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.