Portefeuille équilibré d’actions mondiales ProfilMC (série I)

Commentaires sur les portefeuilles
T1 2026

À retenir

① Le portefeuille a progressé au cours de la période, grâce à la contribution de la plupart des fonds Profil. Les actions canadiennes ont mené le bal, tandis que les placements en actions américaines ont tiré de l’arrière.  

② Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation.

③ Les perspectives de croissance mondiale seront ajustées si le conflit se prolonge au-delà de l’été.

Rendement du portefeuille : T1 2026

Rendement total1 MOIS3 MOISDDA1 AN3 ANS5 ANS10 ANSDepuis la création (22 juin 2020)

Portefeuille équilibré d’actions mondiales ProfilMC  (série I)

-3,70

0,47

0,47

13,41

12,74

8,71

 

10,10

Quartile 

1

2

2

2

2

1

  

Aperçu du portefeuille

Le rendement du Portefeuille équilibré d’actions mondiales ProfilMC (série I) a progressé au cours de la période (0,5 %) et a dépassé le rendement médian de son groupe de comparaison Équilibrés mondiaux d’actions (-0,25 %). La plupart des fonds Profil ont inscrit des rendements positifs, le Fonds privé de marchés émergents Profil ayant enregistré le meilleur résultat, tandis que le Fonds privé d’actions américaines Profil a affiché un rendement négatif. Le portefeuille a principalement tiré parti de ses composantes en actions canadiennes et en actions internationales.

Les marchés boursiers mondiaux ont été en proie à une volatilité accrue au premier trimestre de 2026, avec d’importantes divergences entre les régions. La volatilité des marchés a augmenté en mars 2026, alimentée par l’intensification du conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l’énergie. L’indice S&P 500 a reculé de 4,3 %, tandis que l’indice composé S&P/TSX a progressé de 3,3 %, bénéficiant de la résilience des prix des produits de base et de la hausse des prix de l’or qui ont atteint des niveaux records (toutes les données correspondent au rendement total, en dollars canadiens). Les marchés internationaux ont affiché une faiblesse, les marchés développés étant sous pression, tandis que les marchés émergents sont restés relativement stables. Par conséquent, le rendement des principales composantes en actions du portefeuille a été très disparate, le Fonds privé de marchés émergents Profil (5,6 %) et le Fonds privé d’actions canadiennes Profil (2,8 %) ayant mené le bal, suivis du Fonds privé d’actions internationales Profil (2,0 %), alors que le Fonds privé d’actions américaines Profil (-3,2 %) et le Fonds privé de FNB Profil (-0,7 %) ont reculé.

Le Fonds privé de marchés émergents Profil est la composante en actions qui a inscrit le meilleur rendement absolu, affichant une solide progression de 5,8 % et surpassant l’indice MSCI Marchés émergents (rendement total net, en dollars canadiens). Les trois mandats du Fonds ont enregistré des gains positifs, la Corée du Sud et Taïwan ayant particulièrement bien fait grâce à la forte demande de semiconducteurs liée à l’intelligence artificielle. Toutefois, la contribution globale du Fonds aux gains du portefeuille a été limitée en raison de sa pondération relativement faible d’environ 3,8 %. Le rendement absolu du Fonds a surtout profité de la surpondération du secteur de la technologie de l’information et de la sélection des titres dans ce secteur, qui sont à l’origine de la majorité du rendement total du Fonds, dont environ la moitié provient des placements dans le secteur des semiconducteurs.

Les Fonds d’actions canadiennes sont les composantes en actions qui ont le plus contribué au rendement total, y compris le segment canadien au sein des fonds à faible volatilité. Le Fonds privé d’actions canadiennes Profil a été le plus favorable, en partie en raison de sa pondération importante de 17,2 %, avec un rendement de 2,8 % qui a nettement surpassé celui des marchés boursiers américains. Le Fonds a tiré parti de la vigueur des secteurs de l’énergie et des matériaux dans un contexte marqué par la résilience des prix des produits de base et une flambée des prix de l’or. Malgré la faiblesse généralisée des marchés internationaux développés, le Fonds privé d’actions internationales Profil a également apporté une contribution importante, générant un rendement de 2 %, grâce à un positionnement sélectif dans les marchés européens et asiatiques. En revanche, le Fonds privé d’actions américaines Profil, en recul de 3,2 %, a lourdement pesé sur le rendement, les actions des sociétés technologiques américaines à grande capitalisation ayant été malmenées par les préoccupations entourant la viabilité des dépenses liées à l’IA et les valorisations élevées. La pondération substantielle du Fonds d’environ 14,9 % a amplifié cette incidence négative sur le rendement total du portefeuille.

Le Fonds privé de titres à revenu fixe Profil, qui représente environ 37 % du portefeuille, a inscrit un léger recul de 0,2 % au cours du trimestre, procurant une importante stabilité dans un contexte de volatilité des marchés boursiers, malgré son rendement légèrement négatif. La hausse des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient en mars a généré une pression supplémentaire sur les marchés des titres à revenu fixe. Les écarts de taux des obligations à rendement élevé ont d’abord atteint des creux jamais vus depuis plusieurs années avant de s’élargir à nouveau à la fin du trimestre. Le Fonds de biens immobiliers IG Mackenzie a apporté une contribution positive avec un rendement de 0,84 %, offrant une source de rendements positifs pendant un trimestre difficile pour les marchés obligataires traditionnels.

Revue des marchés : Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Le premier trimestre de 2026 a commencé avec un élan économique favorable, une amélioration du secteur manufacturier, une stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation contenue. Toutefois, la situation a basculé en raison du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, parallèlement aux perturbations commerciales entourant le détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix des produits de base énergétiques. Le choc énergétique a occasionné de la volatilité sur les marchés boursiers mondiaux, mais les conditions sous-jacentes se sont avérées plus résilientes que ce qui était sous-entendu dans les manchettes, renforçant la valeur de la diversification.

Les actions canadiennes ont tenu le coup, car la hausse des prix du pétrole brut a soutenu le secteur de l’énergie, contribuant à compenser la faiblesse des secteurs sensibles aux taux. Les placements dans les secteurs défensifs, les actions à dividendes et les actifs réels ont procuré une protection supplémentaire par rapport à bon nombre de leurs homologues mondiaux. Aux États-Unis, les bases de l’économie sont restées solides, mais la confiance s’est détériorée en raison des prix du pétrole qui ont attisé les craintes d’inflation. Les investisseurs ont délaissé les titres de croissance surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, de sorte que le rendement reflète davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices.

Revue des marchés :  Le choc pétrolier a provoqué des turbulences, les produits de base étant la principale source de crainte d’inflation

Perspectives : Les perspectives de croissance mondiale seront ajustées si le conflit se prolonge au-delà de l’été

Les prix du pétrole et de l’énergie demeurent le facteur le plus déterminant. Une trajectoire crédible de désescalade pourrait ramener l’attention vers le cycle économique positif observé au début du trimestre, alors qu’une période prolongée de perturbations continuerait d’alimenter l’incertitude entourant l’inflation et maintiendrait la volatilité élevée. 

Dans un tel contexte, les producteurs de marchandises et les actions axées sur la valeur peuvent faire preuve de résilience, tandis que les actifs à duration longue et les régions importatrices de pétrole sont plus sensibles aux fluctuations des prix de l’énergie. 

La diversification et la flexibilité demeurent au cœur de la construction de portefeuille

Les actions canadiennes offrent une exposition aux secteurs de l’énergie et des matériaux favorisés par les contraintes d’approvisionnement mondiales. Les marchés internationaux développés et émergents présentent des occasions reposant sur les valorisations et constituent une source de diversification pour les portefeuilles concentrés en actions américaines.

Pour ce qui est des titres à revenu fixe, les stratégies à duration courte ou intermédiaire peuvent équilibrer le rendement et le risque de taux d’intérêt, alors que l’ajout d’obligations de sociétés de qualité élevée permet de générer un revenu de manière rigoureuse. Les principaux facteurs à surveiller seront les politiques des banques centrales, qui évaluent les effets de la hausse des coûts de l’énergie et leurs répercussions indirectes sur le consommateur. 

Si vous avez des questions sur votre stratégie de placement,
parlez à votre conseiller ou conseillère IG.