Notre histoire

La semaine sur les marchés – 13 février 2026

La croissance de l’IA ralentit, les marchés réagissent

  • Le vent de panique provoqué par l’IA s’est propagé à de nombreux secteurs insoupçonnés de l’économie.
  • Les actions défensives ont retenu l’attention, la croissance ayant été réévaluée.
  • Le marché du travail américain semble résilient à première vue, mais la situation se complique lorsqu’on observe les données de plus près.

Que s’est-il passé dans le monde de l’IA?

Le vent de panique provoqué par l’IA s’est emparé d’un autre secteur cette semaine. Après les logiciels et la finance, c’est au tour de la logistique d’être ébranlée, et ce, depuis qu’Algorhythm Holdings a affirmé dans un communiqué de presse que sa plateforme SemiCab pouvait accroître les volumes de fret de 300, voire 400 %, sans effectif supplémentaire. Certaines entreprises comme C.H. Robinson, J.B. Hunt Transportation Services et XPO ont enregistré des baisses dans les deux chiffres à la suite de cette annonce. Encore une fois, les investisseurs ont vendu leurs titres avant même de réfléchir. Cette tendance n’est pas alimentée par un bouleversement avéré, mais par l’absence d’acheteurs prêts à défendre les modèles d’affaires que l’on croit menacés par l’IA, à tort ou à raison. Elle s’observe dans un marché où les cours sont déjà élevés par rapport aux bénéfices anticipés des entreprises, ce qui le rend hautement vulnérable aux craintes de baisse des marges bénéficiaires.

Comment se comportent les actions de la consommation de base?

Les investisseurs ont redirigé leurs capitaux dans des actions défensives, comme celles de Walmart et de Coca-Cola. Les secteurs de la consommation de base et des services aux collectivités ont enregistré des gains. Cela renforce l’idée que ce n’est pas tant les bénéfices inférieurs aux attentes qui sont une source de préoccupation qu’une baisse des valorisations (lorsque les investisseurs veulent payer moins cher pour chaque dollar de bénéfice d’une entreprise). Les investisseurs réévaluent les valorisations sous le prisme où l’IA, qui devait être un moteur d’expansion des marges (faire augmenter les marges bénéficiaires des entreprises), est maintenant considérée au contraire comme un facteur potentiel de compression des marges. Les rendements élevés des titres du Trésor et les taux d’intérêt réels (ajustés en fonction de l’inflation) continuent de miner les investissements dans les actions d’entreprises qui promettent des bénéfices à long terme.

Comment se porte le marché du travail américain?

Les données sur le marché du travail américain continuent d’envoyer des signaux mitigés. Les demandes initiales de prestations de chômage ont chuté, passant à 227 000 contre 232 000 la semaine précédente. Ce nombre demeure près de niveaux qui n’avaient pas été observés depuis des décennies. En revanche, la croissance de l’emploi a été faible. Les demandes continues d’assurance-chômage ont augmenté ce mois-ci, après avoir enregistré le mois précédent leur niveau le plus bas depuis mai 2024. Le nombre de postes à pourvoir est en baisse et les données d’enquête portent à croire que le marché de l’emploi se détériore. Cela engendre un décalage qui n’existait pas avant 2019, époque où ces données évoluaient en tandem. Les marchés doivent ainsi composer avec un marché de l’emploi qui demeure somme toute résilient et avec les inquiétudes croissantes quant à savoir si les gains de productivité et les perturbations sectorielles attribuables à l’IA pourraient en fin de compte peser sur l’emploi et la demande. Les économistes s’attendent par ailleurs à ce que l’indice global et l’indice de base des prix à la consommation s’établissent à environ 0,3 % sur un mois, et évaluent si la Réserve fédérale des États-Unis peut continuer à maintenir son taux d’intérêt.

Pour la suite, la grande question sera de savoir si les investisseurs retrouveront la confiance nécessaire pour profiter de la faiblesse des cours des entreprises que l’on juge soudainement menacées par l’IA, ou s’ils continueront de se tourner vers des sociétés que l’on croit à l’abri des perturbations. À un certain point, les valorisations finissent par prendre le dessus sur la peur. Tant que les acheteurs ne sont pas prêts à défendre ces titres, il faut s’attendre à ce que la rotation vers les actions défensives se poursuive. Après tout, il est impossible de boire une canette d’IA.

Pour d’autres réflexions, écoutez le dernier balado de l’équipe Stratégie de placement d’IG.

Valeur des titres à la clôture hebdomadaire des marchés – Semaine terminée le 13 février 2026

(À 16 h HE*)

INDICES BOURSIERSNiveauVariation1 semaineDDA1 an5 ans
   CADCADCADCAD
S&P/TSX32 957,33542,001,67 %3,92 %28,25 %12,29 %
S&P 5006 824,85-107,46-1,81 %-1,06 %7,10 %13,22 %
DJIA49 500,93-614,74-1,49 %2,21 %6,24 %11,04 %
NASDAQ22 546,67-484,54-2,36 %-3,73 %8,48 %11,40 %
FTSE 10010 446,3576,600,75 %5,83 %24,31 %10,89 %
CAC 408 311,7437,900,65 %2,35 %10,89 %8,91 %
DAX24 914,88193,420,97 %2,09 %20,02 %13,27 %
SXXP617,700,580,28 %4,68 %21,50 %9,42 %
Nikkei56 941,972 688,297,73 %15,21 %38,61 %7,30 %
Hang Seng26 567,127,17-0,30 %2,41 %16,43 %-1,30 %
DEVISESCADVariation1 semaineDDA1 an5 ans
USD1,3620-0,0036-0,26 %-0,76 %-4,04 %1,41 %
Euro1,61750,00310,19 %0,35 %8,92 %1,01 %
Yen0,00890,00022,64 %1,85 %-3,94 %-5,91 %
BONS DU TRÉSOR CANADIENSTauxVariationPRODUITS DE BASEUSDVariation
3 mois2,17-0,02Pétrole62,63 $-0,82 $
5 ans2,79-0,12Or5 034,61 $84,39 $
10 ans3,26-0,15Gaz naturel3,21 $-0,21 $
TAUX PRÉFÉRENTIEL CANADIEN
4,45 %
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