Notre histoire

La semaine sur les marchés – 30 janvier 2026

Les banques centrales restent muettes, les résultats des entreprises technologiques parlent d’eux-mêmes

  • Canada : la Banque du Canada a maintenu ses taux à 2,25 %.
  • Logiciels : les questions liées au modèle d’affaires affectent les valorisations.
  • Résultat de l’IA : monétisation contre dépenses.

Qu’est-il arrivé aux taux d’intérêt?

La réunion de la Banque du Canada (BdC) cette semaine n’a réservé aucune surprise, le taux directeur restant à 2,25 %. La décision prise par la BdC n’était pas en elle-même l’enjeu, mais plutôt le ton adopté. Or ce ton était plutôt neutre : l’incertitude est élevée, les prévisions sont confuses et la prochaine décision pourrait aller dans un sens comme dans l’autre. La BdC souhaite une flexibilité maximale et un engagement minimal. La croissance reste « lente mais pas remise en cause ». Après un troisième trimestre solide en 2025, le produit intérieur brut du Canada semble s’être stabilisé vers la fin de l’année. Les frictions commerciales avec les États-Unis continuent d’affecter les exportations, parfois en raison de restrictions réelles, mais souvent en raison de l’hésitation des entreprises et du bruit entourant les droits de douane. La demande intérieure se maintient suffisamment pour empêcher l’économie de caler. Ainsi, bien qu’il n’y ait pas de récession en vue, un boom est tout aussi improbable. L’inflation globale et l’inflation de base évoluent toutes deux autour des 2 %, et la BdC s’attend à ce qu’elles restent proches de cette cible. Nous ne sommes plus dans une phase de lutte acharnée contre l’inflation. Même si l’inflation devait augmenter, le seuil pour une nouvelle période de hausses des taux d’intérêt est élevé. C’est le marché de l’emploi qui maintient la BdC en alerte. Le taux de chômage reste élevé, et les intentions d’embauche semblent faibles. Du point de vue des investissements, rien dans cette récente réunion sur les taux d’intérêt n’a changé la donne. Les marchés réagiront davantage aux données sur la croissance et aux manchettes commerciales qu’aux décisions prises par le Canada concernant les taux, et le dollar américain ainsi que la Réserve fédérale continuent d’influencer les prix mondiaux bien plus que tout ce qui se dit à Ottawa.

Que se passe-t-il dans le secteur américain des logiciels?

Le secteur américain des logiciels est désormais clairement en territoire baissier (caractérisé par un repli des actions d’au moins 20 % par rapport aux récents sommets). Ce secteur enregistrait les plus forts gains il n’y a pas si longtemps. Il ne s’agit pas là d’une affaire de rendement trimestriel, mais plutôt de durabilité du modèle d’affaires. Le marché s’interroge : si l’IA automatise les flux de travail et rend les licences logicielles traditionnelles moins indispensables, qu’advient-il des hypothèses de revenus à long terme? Une fois qu’apparaît le doute, des résultats « solides » cessent d’être un catalyseur de croissance sur les marchés. Ils deviennent un rappel que l’enjeu n’est pas derrière nous, mais devant nous.

Qu’advient-il des investissements en IA?

Cette semaine marquait le pic de la saison des bénéfices. Les investissements en IA se manifestent dans les revenus et les prévisions, le marché étant prêt à financer la croissance. Cependant, s’il est principalement question de dépenses et de promesses, les investisseurs sont bien moins patients. La thèse de l’IA a été mise à l’épreuve cette semaine, et le marché a attribué des notes très différentes. Meta a bondi d’environ 8 % après son rapport sur les bénéfices. Ses revenus ont augmenté de 24 % sur douze mois, les prévisions étaient solides et la société a présenté des plans visant à déployer de 115 à 135 milliards de dollars dans l’IA cette année, presque deux fois plus que l’année dernière. Aux yeux des investisseurs, ces dépenses nourrissent le modèle. Microsoft a pris l’autre direction, reculant de plus de 11 %. La croissance de la plateforme infonuagique de Microsoft, Azure, a légèrement ralenti, tandis que les dépenses en capital et les baux de financement ont augmenté de 66 % pour atteindre 37,5 milliards de dollars au cours du trimestre, dépassant les attentes. La demande est bien là, mais à court terme, ce sont les coûts plus élevés et les pressions sur les marges qui sont déterminants. L’exposition à l’IA à elle seule ne suffit plus. Le marché récompense une croissance visible des revenus et sanctionne les cas où la courbe des dépenses dépasse celle des bénéfices.

À surveiller la semaine prochaine : de nouvelles données sur l’activité manufacturière et l’emploi. La croissance américaine semble à première vue encore solide; reste à voir si les données le confirmeront.

Pour d’autres réflexions, écoutez le dernier balado de l’équipe Stratégie de placement d’IG.

Valeur des titres à la clôture hebdomadaire des marchés – Semaine terminée le 30 janvier 2026

(À 16 h HE*)

INDICES BOURSIERSNiveauVariation1 semaineDDA1 an5 ans
   CADCADCADCAD
S&P/TSX31 844,42-1 278,14-3,86 %0,42 %24,65 %12,93 %
S&P 5006 937,0921,55-0,26 %0,56 %7,67 %14,76 %
DJIA48 892,47-206,24-0,99 %0,94 %2,81 %11,69 %
NASDAQ23 461,82-39,42-0,74 %0,17 %11,97 %13,85 %
FTSE 10010 223,5480,100,55 %3,74 %21,82 %11,16 %
CAC 408 126,53-16,52-0,52 %-0,15 %9,39 %9,39 %
DAX24 538,81-361,90-1,77 %0,34 %20,84 %13,72 %
SXXP611,002,660,12 %3,32 %21,20 %9,95 %
Nikkei53 322,85-524,02-0,87 %6,41 %26,47 %6,81 %
Hang Seng27 387,11637,601,59 %5,64 %26,51 %0,48 %
DEVISESCADVariation1 semaineDDA1 an5 ans
USD1,3618-0,0078-0,57 %-0,77 %-6,33 %1,28 %
Euro1,6140-0,0051-0,32 %0,14 %7,02 %0,80 %
Yen0,00880,00000,10 %0,45 %-6,14 %-6,33 %
BONS DU TRÉSOR CANADIENSTauxVariationPRODUITS DE BASEUSDVariation
3 mois2,190,00Pétrole65,77 $4,56 $
5 ans2,93-0,02Or4 848,68 $-133,92 $
10 ans3,420,01Gaz naturel4,36 $-0,95 $
TAUX PRÉFÉRENTIEL CANADIEN
4,45 %
blue background

Communiquez avec un conseiller ou une conseillère

Communiquez avec un conseiller ou une conseillère IG pour définir vos objectifs financiers personnels et savoir comment les réaliser.