Quand arrive la fin de l’année scolaire, de nombreux parents ont déjà passé plusieurs mois à planifier les activités estivales de leurs enfants. « C’est vraiment en janvier et en février qu’il faut commencer à y penser, déclare Erin Bury, mère d’un bambin et d’un enfant élève de maternelle de Wellington, en Ontario. Non seulement vient le temps de payer les grosses dépenses de Noël, portées fort probablement à la carte de crédit, mais voilà qu’il faut aussi réserver le camp d’été! »
Loin d’être un répit salutaire pour de nombreux parents qui travaillent, l’été représente souvent une période de deux mois à remplir de camps, de vacances familiales et de diverses solutions disparates. Pour ceux et celles qui n’ont pas trouvé de camp avant que les décorations des Fêtes ne soient rangées cette année, il y a encore des options. Mais à l’avenir, les spécialistes conseillent de planifier tôt, de budgéter intelligemment et de gérer les attentes.
La planification du camp commence plusieurs mois à l’avance
Selon Erin, chercher à réserver une place dans les camps en demande, « c’est presque un emploi à temps plein ». Elle connaît des gens qui créent des tableurs pour assurer le suivi de l’ouverture de la période d’inscription, des dates et des prix de chaque camp.
Erin dit que sa fille aînée était sur la liste d’attente pour un camp, et tout récemment, des places se sont libérées. Parfois, les plans changent et les gens renoncent à leur place, ou encore les camps font appel à plus de personnel pour accueillir plus d’enfants.
Ce camp coûte seulement 105 $ par semaine, mais ceux qui offrent plus de flafla peuvent être beaucoup plus chers.
Erin a également réservé un séjour pour sa fille dans un camp à l’opposé du spectre, soit dans une ferme locale avec des animaux et des activités de plein air, où l’on sert de bons repas de la ferme à la table, à 700 $ par semaine.
« J’ai réservé des camps aux deux extrémités du spectre parce que c’est notre première fois et je veux être en mesure de faire des comparaisons, dit-elle. Les camps plus chers incluent les repas et les collations, et finissent plus tard dans la journée, ce qui nous est également très utile en tant que parents qui travaillent. »
Les camps coûteux en valent-ils la peine?
De nombreux camps moins chers adoptent l’horaire scolaire typique, ce qui signifie que la prise en charge des enfants prend fin autour de 15 h. Pour de nombreux parents, cette option n’est pas viable, mais Erin et son mari ont des horaires de travail flexibles qui leur permettent de respecter les heures d’arrivée et de départ.
Il faut aussi tenir compte des coûts supplémentaires. Le camp offre-t-il les repas ou devrez-vous inclure les dîners dans votre budget d’épicerie? Quelle distance devrez-vous parcourir pour aller chercher et déposer vos enfants dans un camp en pleine nature à l’extérieur de la ville et combien d’argent dépenserez-vous en essence?
Millie Gormely, une planificatrice financière titulaire du titre de CFP qui travaille à IG Gestion de patrimoine à Thunder Bay, en Ontario, affirme qu’il ne vaut peut-être pas la peine – pour votre compte bancaire et pour vos enfants – de choisir un camp de dressage coûteux, qui exigera également l’achat de matériel d’équitation.
« En tant qu’adultes, il nous arrive d’accorder un peu trop d’importance à ce qui nous semble spécial et intéressant, indique-t-elle. Nous devons nous rappeler que les enfants sont beaucoup plus simples et beaucoup plus faciles à plaire que nous avons tendance à le croire. Par exemple, dans un camp municipal, ils vont à la piscine le matin, puis ils passent tout l’après-midi sur le terrain de jeu, en plus d’avoir droit à une boîte-repas… ils ne demandent pas mieux. »
Plaisir estival sans dépenses excessives
Les camps ne sont pas les seules options non plus. Certaines familles échangent des services de garde : une famille s’occupe des enfants pendant une semaine et l’autre, la semaine suivante, et ainsi de suite. D’autres peuvent prendre de longues vacances à l’étranger. Une ou un jeune de votre quartier pourrait bien accepter de divertir vos enfants en échange d’un peu d’argent.
« Il peut s’agir d’une excellente occasion pour les enfants de passer quelques jours chez leur grand-mère », dit-elle.
« Et pour les enfants plus âgés, il est possible de ne rien planifier… pendant un certain temps, ajoute Millie. Je comprends que de nombreux parents puissent être réticents à ne rien prévoir du tout, car cela leur attirerait des ennuis, explique-t-elle. Mais, il pourrait être très difficile d’enchaîner les activités tout l’été. Cela coûterait très cher, en plus d’être épuisant. Et je pense qu’il est tout à fait acceptable que les enfants restent à la maison et s’ennuient un peu. Ils n’en mourront pas. »
Quelle que soit la façon dont les parents choisissent d’occuper leurs enfants l’été, Millie affirme que cela devrait faire partie de leur plan financier global. « De cette façon, vous éliminez la prise de décisions stressantes en avril et en mai, et le tout se planifie au fil de l’année, souligne-t-elle. Ce ne sont pas les dépenses estivales qui posent problème, mais l’absence de plan. Une fois que vous avez établi les attentes et fait des plans en conséquence, c’est beaucoup plus facile à gérer et vous pouvez alors vous détendre et profiter de l’été. »
Traduction d’un article de La Presse Canadienne publié par MoneySense dont la diffusion a été autorisée par DiveMarketplace d’Industry Dive. Pour toute question sur les droits de reproduction, écrivez à legal@industrydive.com.