Notre histoire

Solidité des paramètres fondamentaux, malgré le choc énergétique

Points à retenir :

  • La guerre en Iran et les prix du pétrole étaient les thèmes dominants, à la fin du trimestre.
  • Les actions canadiennes, fortement axées sur les ressources, ont fait mieux que la plupart des actions comparables.
  • Le démarrage en force des actions américaines au début du trimestre a été stoppé net par le conflit au Moyen-Orient.
  • Les marchés des pays importateurs de pétrole ont connu des difficultés.
  • Le risque d’inflation a entraîné une baisse des rendements des titres à revenu fixe.

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Le premier trimestre de 2026 s’est terminé très différemment de la façon dont il avait débuté. Ce qui était au départ un marché porté par la dynamique économique, la croissance des bénéfices et une combinaison de mesures de relance monétaire et budgétaire est devenu un marché dominé par la guerre en Iran et la flambée des prix de l’énergie. En début d’année, plusieurs facteurs ont soutenu les marchés, soit l’amélioration de l’activité manufacturière, la stabilisation du marché du logement aux États-Unis et une inflation relativement contenue.

Au fil du trimestre, le conflit impliquant l’Iran et les perturbations entourant le détroit d’Ormuz sont devenus les variables macroéconomiques dominantes, entraînant une forte hausse des prix du pétrole et injectant de la volatilité dans les marchés boursiers mondiaux. Malgré ce choc, le contexte général est demeuré plus résilient que ce que les manchettes laissaient entendre, et la diversification s’est une fois de plus avérée précieuse.

Les politiques monétaires mondiales ont marqué une pause, les prix élevés du pétrole étant la préoccupation dominante

Les banques centrales sont en grande partie passées au mode attentiste. La Banque du Canada a maintenu son taux du financement à un jour à 2,25 %, tout en reconnaissant que la guerre avait accru la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers. La Réserve fédérale américaine a elle aussi maintenu le cap, évaluant le risque d’inflation lié à l’approvisionnement et le risque d’un ralentissement de la croissance lié à la hausse des coûts de l’énergie.

Reste à savoir si les prix élevés du pétrole deviendront une préoccupation durable, qui pèsera sur la confiance des consommateurs et des entreprises, ou si une voie crédible vers la désescalade permettra un recul des prix de l’énergie et un regain d’activité.

Comment les actions canadiennes se sont-elles comportées au T1?

Les actions canadiennes ont été relativement résilientes dans ce contexte de choc énergétique, étant donné le poids des secteurs de l’énergie et des matériaux dans ce marché. La hausse des prix du brut a été favorable au secteur de l’énergie et a compensé, en partie, les difficultés des secteurs sensibles aux taux d’intérêt.

Les secteurs défensifs ont également contribué aux rendements, les investisseurs recherchant la stabilité, tandis que l’ensemble du marché tirait parti de sa combinaison d’actifs à dividendes et d’actifs réels. Les cours ayant intégré les chocs macroéconomiques de manière inégale au cours du trimestre, sa composition sectorielle a procuré une certaine protection au marché canadien, comparativement à de nombreux marchés mondiaux comparables.

Quelle incidence la crise du pétrole a-t-elle eue sur les actions américaines?

Au début du trimestre, les actions américaines présentaient des paramètres fondamentaux solides, mais la confiance s’est détériorée lorsque les tensions géopolitiques se sont intensifiées et que les attentes d’inflation ont augmenté, parallèlement à la hausse des prix du pétrole.

Les titres de croissance, surévalués et sensibles aux taux d’intérêt, ont perdu la faveur des investisseurs et les rendements du marché reflétaient davantage un réajustement des valorisations qu’une détérioration des bénéfices sous-jacents. Le trimestre a illustré la rapidité avec laquelle les meneurs du marché peuvent changer, d’où l’importance de diversifier les placements pour réduire l’effet de la concentration.

Pourquoi certaines actions internationales ont-elles été si durement touchées par le choc énergétique?

Les marchés internationaux ont produit des résultats contrastés, car le choc énergétique a eu des effets inégaux, d’une région à l’autre. Les marchés où le segment des produits de base est fortement représenté et certains marchés émergents ont affiché une meilleure tenue, grâce à des valorisations plus avantageuses et, dans certains cas, à une demande intérieure plus forte. L’Europe a fait face à un contexte plus difficile en raison de sa dépendance aux importations d’énergie, et la hausse des coûts des intrants a pesé sur la confiance.

La dispersion au niveau des régions a montré que les chocs mondiaux ont rarement un impact uniforme sur les marchés, ce qui crée des occasions pour les investisseurs qui misent sur la sélection et la rigueur.

Qu’en est-il des taux des titres à revenu fixe?

Les marchés des titres à revenu fixe ont dû composer avec des facteurs contrastés comme des taux directeurs stables, mais des taux de rendement plus élevés sur l’ensemble de la courbe, les investisseurs réévaluant le risque d’inflation lié à l’énergie. Les rendements ont été modestes (et surtout attribuables aux revenus tirés des placements en obligations), tandis que la hausse des taux de rendement et l’élargissement des écarts de crédit ont nui aux segments de moindre qualité et à duration longue.

Ces conditions ont démontré l’importance de gérer activement la duration, de privilégier la qualité et de diversifier les échéances au lieu de miser sur les fluctuations à court terme.

À quoi faut-il s’attendre?

Pour la suite, l’orientation des prix du pétrole reste centrale. Si une porte de sortie se concrétise pour le conflit au Moyen-Orient, les marchés pourraient se recentrer sur le cycle économique sous-jacent, qui était favorable au début du trimestre. À des moments comme celui-ci, nous rappelons aux investisseurs qu’il convient d’agir si nécessaire, mais qu’il ne faut pas réagir à toutes les manchettes. Pour une analyse plus approfondie, téléchargez notre revue du premier trimestre.

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