Qu’est-ce que le risque de longévité à la retraite et comment faire pour le gérer?

Qu’est-ce que le risque de longévité? Votre portefeuille de retraite est-il conçu pour gérer ce risque?

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Le risque de longévité est la possibilité que vous viviez tellement longtemps après la retraite que votre épargne s’épuise trop rapidement. Si on remonte deux générations en arrière, le risque de longévité n’était pas vraiment un problème pour les retraités canadiens. Dans les années 1970, les Canadiens avaient une espérance de vie moyenne d’environ 72 ans de sorte que leur épargne-retraite devait durer seulement à peu près 7 ans.

Aujourd’hui, si vous prenez votre retraite à 65 ans, vous pouvez vous attendre à vivre jusqu’à 86 ans environ, et cette espérance de vie augmente avec les années. Donc, en moyenne, de nombreux retraités canadiens devront pouvoir compter sur un revenu de retraite pendant au moins 21 ans, ce qui est beaucoup plus long que 7 ans.

Même si la longévité permet aux retraités canadiens de profiter plus longtemps de leur liberté après plusieurs dizaines d’années sur le marché du travail, cela soulève aussi la question suivante : pendant combien de temps leur argent pourra-t-il durer à la retraite? Le risque de longévité s’accompagne d’un certain nombre d’enjeux qu’il faut connaître et auxquels il faut se préparer.

Votre épargne-retraite doit tenir compte du coût des soins de santé

L’un des principaux risques liés à la longévité est la plus grande probabilité d’avoir des problèmes de santé, qui peuvent occasionner des coûts importants. La probabilité d’être atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre trouble neurocognitif augmente avec l’âge, tout comme les risques de souffrir d’autres maladies. Par exemple, plus de la moitié des adultes canadiens atteints de diabète ont plus de 65 ans, et dans le même groupe d’âge, 44 % souffrent d’hypertension, 30 % ont un taux de cholestérol élevé et 15 % ont des problèmes cardiaques.

Voici des exemples de coûts que vous pourriez devoir assumer à la retraite, selon votre situation et votre province de résidence : 

  • Médicaments sur ordonnance : si vous avez 65 ans, votre province peut couvrir un pourcentage du coût de certains médicaments sur ordonnance, si ceux-ci figurent sur sa liste de médicaments. Sinon, vous pourriez devoir payer le médicament au complet.
  • Les soins dentaires sont habituellement payés seulement pour les retraités à faible revenu.
  • Les frais de physiothérapie sont rarement couverts pour les personnes de moins de 65 ans et à peu près jamais pour les personnes de plus de 65 ans.
  • Équipement médical : certaines provinces peuvent rembourser une partie des coûts si vous avez plus de 65 ans, alors que d’autres les remboursent uniquement pour les personnes à faible revenu.  
  • Le traitement du diabète, les lunettes et les prothèses dentaires sont d’autres exemples de dépenses de soins de santé. 

Si vous souffrez d’une maladie chronique ou que vous devenez invalide, vous pourriez avoir besoin de soins continus, à domicile ou dans une maison de santé. Comme vous pouvez l’imaginer, ces frais peuvent monter assez vite. 

Par exemple, en Ontario, si vous recevez des soins à domicile, un préposé aux bénéficiaires (qui peut vous aider à prendre un bain, à manger et à vous habiller) peut coûter entre 28 et 35 $ de l’heure et une infirmière (qui peut offrir plus de soins et de conseils médicaux), entre 45 et 60 $ de l’heure dans le cas d’une infirmière auxiliaire et entre 55 et 80 $ de l’heure dans le cas d’une infirmière autorisée.  

Si vous déménagez dans une maison de soins de longue durée, les coûts peuvent varier considérablement – entre 800 $ et 6 000 $ par mois – selon votre province, le type de chambre et l’aide du gouvernement provincial à laquelle vous pourriez avoir droit. 

Mais les dépenses ne diminuent-elles pas à la retraite? 

Un mythe répandu au sujet de la retraite, c’est que les gens auront besoin de moins d’argent que lorsqu’ils travaillaient. À des fins de planification de la retraite, on estimait auparavant les besoins de revenus à la retraite à environ 70 % du revenu gagné par la personne durant sa vie active. Aujourd’hui, c’est plutôt 80 %, voire 100 % si vous comptez voyager et mener une vie active à la retraite.

Le niveau de revenu de retraite dont vous aurez besoin dépend d’un ensemble de facteurs, comme le genre de retraite que vous envisagez, votre niveau d’endettement et vos autres obligations financières. Par exemple, environ 14 % des retraités ont toujours un prêt hypothécaire et 42 % ont des dettes d’une autre nature. La nécessité d’honorer des versements sur une dette peut avoir un énorme impact sur le niveau de revenu dont vous aurez besoin à la retraite.

De nombreux Canadiens retraités ou qui arrivent à la retraite continuent d’apporter une aide financière substantielle à leurs enfants, que ce soit pour financer leurs études ou réunir le versement initial pour l’achat d’une maison. Cela pourrait aussi avoir un impact considérable sur votre épargne-retraite. Les retraités récemment divorcés peuvent également se retrouver avec un revenu de retraite plus modeste après le partage des biens et de la maison familiale.

Le risque de longévité, les problèmes de santé éventuels et la nécessité de faire durer votre épargne plus longtemps peuvent venir compliquer vos finances à la retraite. Heureusement, une bonne planification peut vous aider à profiter pleinement de votre retraite aussi longtemps que vous vivrez.

Un plan pour contrer le risque de longévité

L’important, c’est d’avoir une idée réaliste de votre espérance de vie; en moyenne, les gens sous-estiment leur espérance de vie de 4,7 ans (2,5 ans dans le cas des hommes et 6,1 ans dans le cas des femmes). Bien qu’il soit difficile d’estimer exactement jusqu’à quel âge vous vivrez, mieux vaut surestimer que sous-estimer votre longévité. Il est en effet préférable de laisser un peu plus d’argent à votre famille que de le voir s’épuiser trop rapidement.

Votre conseiller ou conseillère devrait tenir compte de votre risque de longévité pour établir votre plan financier, et aussi de plusieurs aspects de votre plan de retraite qui permettront de surmonter ce risque :

  • Déterminer le meilleur moment pour commencer à retirer vos prestations du Régime de pensions du Canada/Régime de rentes du Québec et de la Sécurité de la vieillesse. En retardant le plus possible vos prestations, vous aurez droit à un revenu annuel garanti plus élevé et indexé sur l’inflation pour le reste de votre vie.

  • Maximiser l’efficacité fiscale. Il est important de cotiser le plus possible à votre régime enregistré d’épargne-retraite et votre compte d’épargne libre d'impôt. De plus, votre conseiller ou conseillère vous aidera à planifier votre revenu de retraite imposable afin qu’il soit stable d’une année à l’autre et qu’il soit maintenu dans la tranche d’imposition la plus faible possible. Il vous aidera également à mettre au point un plan de fractionnement du revenu de retraite avec votre époux ou conjoint de fait, si c’est possible.

  • Commencer à épargner le plus tôt possible afin de profiter plus longtemps des rendements composés, ce qui pourrait augmenter considérablement votre épargne-retraite. Le risque de longévité ne sera alors plus un enjeu aussi important.

  • S’assurer que vos placements continueront de fructifier à la retraite. Comme vous pourriez être à la retraite pendant 20 ans et même plus, votre pouvoir d’achat risque de diminuer si vous investissez votre épargne dans des placements qui rapportent un faible intérêt. Vous devriez plutôt diversifier vos actifs pour bénéficier d’un revenu stable, surmonter la volatilité du marché et profiter d’une croissance raisonnable, tout en respectant votre tolérance au risque.

  • Déterminer le meilleur âge pour prendre votre retraite compte tenu de votre espérance de vie. Si votre épargne et vos autres sources de revenu de retraite ne vous assurent pas un revenu suffisant pour le reste de votre vie, vous pourriez devoir reporter votre retraite de quelques années. Sinon, vous pourriez choisir de réduire votre train de vie pour combler le manque à gagner.

Commencez à bâtir votre plan de retraite à l’épreuve du risque de longévité

Votre conseiller ou conseillère IG a probablement déjà tenu compte du risque de longévité dans l’élaboration de votre plan financier. Le Plan vivant IG est un plan financier global qui tient compte de chaque aspect de votre vie financière; c’est un plan vivant qui s’adapte en fonction des changements dans votre situation personnelle et au sein des marchés. Parlez de votre plan de retraite dès aujourd’hui avec un conseiller ou une conseillère IG. Si vous n’avez pas de conseiller ou conseillère IG, vous pouvez en trouver un ici.  

 

Ce document, rédigé et publié par IG Gestion de patrimoine, contient des renseignements de nature générale seulement. Son but n’est pas de vous inciter à acheter ou à vendre des produits de placement précis, ni de vous fournir des conseils juridiques, fiscaux ou de placement. Il convient d’obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle auprès d’un conseiller ou d’une conseillère d’IG Gestion de patrimoine.