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La semaine sur les marchés – 26 juin 2026

Revue des marchés

L’inflation est restée tenace, tandis que les marchés marquaient le pas

  • Au Canada, l’inflation globale s’est accentuée, mais les données de base sont demeurées acceptables.
  • Aux États-Unis, les consommateurs ont continué de dépenser malgré une inflation plus élevée, ce qui alimente la prudence de la Réserve fédérale américaine.
  • Les sociétés de la technologie et de l’IA ont perdu de la valeur, alors que l’ensemble du marché a connu davantage une rotation que des tensions.

L’inflation a-t-elle augmenté au Canada?

Le rapport sur l’inflation au Canada a pu inquiéter puisque l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté pour atteindre 3,2 % en mai, dépassant les prévisions. Ce sont l’essence et les denrées alimentaires qui ont le plus contribué à ce résultat. Toutefois, les données sous-jacentes sont moins préoccupantes. L’inflation de base, qui exclut les denrées alimentaires et l’énergie, est restée sous la barre des 2 %, et les indicateurs privilégiés par la Banque du Canada sont restés près de la cible (entre 1 % et 3 %). Cela permet aux autorités monétaires d’ignorer, en partie, les manchettes.

Pour les investisseurs, les données semblent équilibrées. La Banque du Canada n’a pas le feu vert pour baisser les taux de manière énergique, mais elle ne semble pas non plus forcée d’adopter une posture plus défensive. Comme l’inflation demeure, dans l’ensemble, contenue et que les prix de l’énergie ont baissé en juin, la patience reste la voie probable.

Et qu’en est-il de l’inflation aux États-Unis?

Aux États-Unis, l’inflation des dépenses de consommation personnelle a été ferme, avec une inflation globale de 4,1 % et une inflation de base de 3,4 %. Cela ne donne pas beaucoup de latitude à la Réserve fédérale américaine pour commencer à réduire les taux. Cela dit, la consommation se porte bien. Les dépenses de consommation réelles ont progressé de 0,3 % en mai, le revenu personnel s’est amélioré et les demandes de prestations d’assurance-emploi ont baissé pour s’établir à 215 000. Le marché de l’emploi conserve une certaine résilience, malgré l’incidence accrue de l’inflation.

Ces conditions ne sont pas mauvaises pour l’économie : elles soutiennent les bénéfices et empêchent les craintes de récession de s’intensifier. Cela dit, étant donné l’inflation persistante et les dépenses stables, la Fed a peu de raisons de se hâter de réduire les taux.

Pourquoi les marchés sont-ils en baisse?

L’indice S&P 500 a légèrement reculé au cours de la semaine, principalement en raison d’un repli de la technologie et des services de communication. Comme le marché a largement été porté par les sociétés très performantes des segments de l’IA et de l’infonuagique, les prises de profit n’ont pas été une surprise.

Le détail important est l’étendue; au sein de l’indice S&P 500, les titres en hausse ont été plus nombreux que les titres en baisse, et les secteurs de la santé, des services aux collectivités et de l’industrie ont inscrit des gains. Il s’agit donc davantage d’une rotation du marché (les investisseurs ayant délaissé un secteur au profit d’un autre secteur) que d’un recul généralisé du marché.

Les investisseurs ne tournent pas le dos à l’IA; ils demandent des preuves plus claires des bénéfices et des données prévisionnelles publiés par les sociétés de l’IA. C’est une démarche très saine lorsque les gains d’un marché sont concentrés dans un petit nombre d’actions.

Que nous réservent l’inflation et les actions technologiques?

Il s’agit maintenant de confirmer cette tendance. Le Canada a besoin de savoir si l’inflation alimentée par les prix de l’énergie s’atténuera. Le marché américain a besoin de voir si l’inflation de base peut ralentir sans que la consommation commence à s’essouffler. Le secteur de la technologie doit publier des bénéfices et des prévisions suffisamment solides pour justifier les dépenses d’investissement qui ont déjà été prises en compte par le marché.

Pour d’autres réflexions, écoutez le dernier balado de l’équipe Stratégie de placement d’IG.

Valeur des titres à la clôture hebdomadaire des marchés – Semaine terminée le 26 juin 2026

(À 16 h HE*)

INDICES BOURSIERSNiveauVariation1 semaineDDA1 an5 ans
   CADCADCADCAD
S&P/TSX34 891,44-21,62-0,06 %10,02 %30,43 %11,52 %
S&P 5007 359,88-140,70-1,85 %11,08 %24,55 %14,68 %
DJIA51 864,16299,460,61 %11,49 %24,23 %11,68 %
NASDAQ25 297,62-1 220,31-4,57 %12,45 %30,35 %15,24 %
FTSE 10010 508,02144,751,18 %7,11 %20,19 %10,05 %
CAC 408 384,87-36,27-1,16 %3,08 %12,25 %6,86 %
DAX24 671,22-314,60-1,98 %0,92 %5,54 %11,71 %
SXXP635,880,27-0,69 %7,58 %19,69 %8,87 %
Nikkei69 360,88-1 889,18-2,90 %37,89 %62,59 %13,52 %
Hang Seng22 671,86-1 252,95-5,26 %-9,29 %-3,02 %-2,45 %
DEVISESCADVariation1 semaineDDA1 an5 ans
USD1,41790,00040,03 %3,32 %3,92 %2,90 %
Euro1,6147-0,0119-0,73 %0,18 %1,17 %1,93 %
Yen0,00880,0000-0,26 %0,07 %-7,21 %-4,61 %
BONS DU TRÉSOR CANADIENSTauxVariationPRODUITS DE BASEUSDVariation
3 mois2,260,00Pétrole69,45 $-8,09 $
5 ans3,02-0,03Or4 072,23 $-83,48 $
10 ans3,39-0,01Gaz naturel3,23 $0,03 $
TAUX PRÉFÉRENTIEL CANADIEN
4,45 %
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