Lire le commentaire intégral
Le deuxième trimestre de 2026 (et plus généralement la première moitié de l’année) a rappelé aux investisseurs que les marchés sont souvent davantage influencés par les données fondamentales que par les manchettes. Bien que les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les attentes changeantes à l’égard des taux d’intérêt aient dominé l’actualité, les actions mondiales ont continué de progresser grâce aux bénéfices des sociétés et à l’activité économique, qui sont restés plus solides que prévu. Le trimestre a donc été marqué moins par les risques auxquels les investisseurs étaient confrontés que par la capacité du marché à les absorber.
Comment les bénéfices des sociétés américaines et canadiennes ont-ils évolué?
La croissance des bénéfices a été déterminante. L’indice S&P 500 a progressé de 14,9 %, en dollars américains (13,4 % en dollars canadiens), tandis que l’indice composé S&P/TSX s’est apprécié de 6,4 %. La robustesse des actions a été soutenue par les prévisions de bénéfices résilients, alors que la croissance des bénéfices atteignait 21 % sur 12 mois pour
l’indice S&P 500, contre 19 % au début du trimestre. Les résultats robustes des sociétés, combinés à l’accélération de l’activité manufacturière et à la vigueur des dépenses de consommation, ont convaincu les investisseurs que le cycle économique reposait toujours sur des bases solides.
Quels secteurs ont dominé le marché au deuxième trimestre?
Un autre fait saillant important a été l’élargissement de la domination du marché. L’intelligence artificielle est restée un thème de placement puissant, mais les rendements sont devenus moins tributaires d’un petit groupe de sociétés technologiques à mégacapitalisation. D’autres secteurs, régions et styles sont venus grossir les rangs des meneurs, créant des conditions plus propices pour les investisseurs que pendant une bonne partie de 2025. Au Canada, le secteur de la finance a largement contribué aux résultats, alors qu’aux États-Unis, la contribution est surtout venue du secteur de l’industrie et d’autres secteurs cycliques.
Comment les marchés émergents se sont-ils comportés?
Les marchés internationaux ont aussi participé davantage à la progression mondiale. Les marchés émergents ont été parmi les plus performants, avec en tête la Corée du Sud et Taïwan, alors que les investisseurs continuaient d’augmenter leur exposition à la demande grandissante pour les infrastructures d’IA et la production de semiconducteurs. Les inquiétudes entourant l’approvisionnement en énergie s’étant apaisées à la fin du trimestre, les marchés émergents ont fortement rebondi et surpassé de nombreux marchés des économies développées. Leur succès a mis en évidence la mondialisation du cycle d’investissement dans la technologie et renforcé la valeur de la diversification géographique.
Qu’en est-il des marchés des titres à revenu fixe?
Les marchés des titres à revenu fixe ont été relativement calmes. La Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada ont toutes deux laissé leurs taux inchangés, même si les attentes à l’égard de la politique monétaire ont commencé à diverger. Au Canada, la croissance économique plus faible et le ralentissement de l’inflation ont augmenté la probabilité de baisses futures des taux, tandis que l’économie américaine continue d’afficher une plus grande résilience. Cette divergence a contribué à la faiblesse du dollar canadien et renforcé l’importance de maintenir une exposition diversifiée aux différentes catégories d’actif.
À quoi peut-on s’attendre pour le reste de l’année?
Alors que s’amorce la deuxième moitié de 2026, les perspectives restent favorables. L’activité manufacturière continue de croître, la demande des consommateurs reste vigoureuse et les prévisions de bénéfices des sociétés augmentent encore. Les marchés pourraient connaître des épisodes de volatilité, alors que les investisseurs doivent composer avec la faiblesse saisonnière, l’actualité politique et l’évolution des attentes à l’égard des taux d’intérêt. Toutefois, les six premiers mois de l’année ont montré que lorsque les données fondamentales des entreprises et les conditions économiques restent favorables, les marchés peuvent surmonter l’incertitude plus efficacement que ce qui est largement anticipé.
Le trimestre a été marqué non pas par l’absence de risque, mais par la capacité des marchés à l’absorber. Les bénéfices sont demeurés solides, la domination du marché s’est élargie après avoir été limitée à une poignée de sociétés et de régions, et les investisseurs qui ont maintenu une approche diversifiée ont été récompensés pour avoir fait preuve de discernement. Apprenez-en plus dans notre Revue des marchés du deuxième trimestre de 2026 et notre commentaire de milieu d’année.
Le présent commentaire est publié par IG Gestion de patrimoine. Il reflète les vues de nos gestionnaires de portefeuille et est offert à titre d’information générale seulement. Il ne vise pas à prodiguer des conseils de placement ni à faire la promotion d’un placement donné. Il se peut qu’IG Gestion de patrimoine ou ses fonds communs de placement, ou encore les portefeuilles gérés par nos conseillers externes, détiennent certains des titres mentionnés dans ce texte. Aucun effort n’a été ménagé pour assurer l’exactitude de l’information contenue dans ce commentaire à la date de publication. Toutefois, IG Gestion de patrimoine ne garantit ni l’exactitude, ni l’exhaustivité de cette information et décline toute responsabilité relativement à toute perte découlant de cette information. Les produits et services de placement sont offerts par IG Gestion de patrimoine Inc. (au Québec, cabinet en planification financière), membre du Fonds canadien de protection des investisseurs.
Ce commentaire pourrait renfermer des renseignements prospectifs qui décrivent nos attentes actuelles ou nos prédictions pour l’avenir ou celles de tiers. Les renseignements prospectifs contenus aux présentes sont valables en date du
1er juillet 2026 et sont de par leur nature assujettis entre autres à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, mais sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues et les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs.
Les marques de commerce, y compris IG Gestion de patrimoine et IG Gestion privée de patrimoine, sont la propriété de la Société financière IGM Inc. et sont utilisées sous licence par ses filiales.