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Avoir un sentiment d’utilité et faire du bénévolat : le nouveau remède

Découvrez comment le fait d’avoir un fort sentiment d’utilité et de pratiquer régulièrement le bénévolat peut prolonger de sept ans la durée de vie en bonne santé tout en réduisant de nombreux risques de maladie chez les adultes de plus de 50 ans.

Avoir un sentiment d’utilité et faire du bénévolat : le nouveau remède

Les recherches menées par Blue Zones ainsi que de vastes études démographiques montrent qu’un profond sentiment d’utilité, associé à une pratique régulière du bénévolat, peut prolonger de sept ans la durée de vie en bonne santé tout en réduisant les risques de maladies cardiaques, de déclin cognitif et de mortalité globale chez les adultes de plus de 50 ans. Ces activités peu coûteuses et accessibles améliorent simultanément les fonctions physiques, la santé cérébrale et les liens sociaux.

La retraite s’accompagne souvent d’un défi inattendu : davantage de temps libre que d’activités structurées, et le sentiment diffus que les journées n’ont plus la même importance qu’auparavant. Les recherches révèlent de plus en plus l’effet préventif du bénévolat et du sentiment d’utilité, car il prolonge non seulement notre espérance de vie, mais aussi le nombre d’années que nous passons en bonne santé et pleins de vitalité (ce que les experts appellent la « durée de vie en bonne santé »).

Contrairement aux traitements médicamenteux ou aux interventions chirurgicales, ces activités ne coûtent presque rien, tout en apportant des améliorations mesurables en ce qui concerne les capacités physiques, la vivacité d’esprit et la résilience émotionnelle. Les personnes qui se sentent vraiment utiles et s’investissent dans le bénévolat sont moins susceptibles de souffrir de maladies chroniques et tendent à conserver leur autonomie plus longtemps. Si vous approchez de la retraite ou si vous y êtes déjà, voici ce que vous devez savoir sur la manière dont le bénévolat peut améliorer votre santé.

Un sentiment d’utilité bien défini ajoute des années de vie en bonne santé

Les chercheurs qui étudient les « zones bleues » (soit les régions du monde où la proportion de personnes atteignant l’âge de 100 ans est exceptionnellement élevée) ont systématiquement constaté que le fait d’avoir un sentiment d’utilité bien défini (appelé « ikigai » à Okinawa et « plan de vida » dans la péninsule de Nicoya au Costa Rica) est l’un des traits de vie communs à plusieurs populations reconnues pour leur longévité. Bien que les estimations varient, le fondateur de Blue Zones, Dan Buettner, a popularisé des recherches suggérant qu’un objectif de vie clair pourrait ajouter jusqu’à sept ans à notre espérance de vie.

Le bénévolat a des bienfaits pour la santé physique comparables à ceux d’une activité physique modérée

Des chercheurs ayant suivi plus de 30 000 adultes ont constaté que le fait de faire régulièrement du bénévolat ou d’aider ses voisins ralentissait le déclin cognitif lié à l’âge d’environ 15 % à 20 %, les bienfaits les plus importants étant observés chez les personnes donnant de leur temps pendant deux à quatre heures par semaine.

Le bénévolat régulier implique souvent des efforts physiques modérés (marcher pour se rendre à des réunions, transporter du matériel ou organiser des événements), ce qui correspond au principe du « mouvement naturel » observé chez les centenaires des zones bleues. Des études montrent que les bénévoles présentent des taux plus faibles de maladies cardiaques, un meilleur contrôle de leur tension artérielle et un risque global de mortalité réduit par rapport aux non-bénévoles. Ces activités tendent également à améliorer la qualité du sommeil et le niveau d’énergie, car elles demandent à la fois un effort physique modéré et un engagement mental qui font souvent défaut aux modes de vie sédentaires. Contrairement aux abonnements à une salle de sport, que beaucoup de gens finissent par abandonner, le bénévolat crée une obligation envers autrui et un soutien social qui facilitent la régularité.

Les activités enrichissantes protègent la santé cérébrale et ralentissent le déclin cognitif

De nombreuses études ont établi un lien entre le bénévolat à un âge avancé et de meilleures capacités mémorielles, ainsi qu’un risque moindre de déclin cognitif et de troubles neurocognitifs. Une étude menée par l’Université de Californie à Davis (UC Davis), portant sur plus de 2 400 personnes âgées issues de diverses origines ethniques, a révélé que les personnes faisant du bénévolat présentaient de meilleures fonctions exécutives et une meilleure mémoire verbale que celles qui n’en faisaient pas, les personnes faisant du bénévolat plusieurs fois par semaine affichant les meilleures performances cognitives.

Yi Lor, chercheur à l’UC Davis, a déclaré : « Le bénévolat pourrait jouer un rôle important dans le maintien de bonnes fonctions cognitives à un âge avancé et pourrait constituer une intervention simple chez toutes les personnes âgées pour les protéger contre le risque de maladie d’Alzheimer et de troubles neurocognitifs connexes. »

Le fait d’avoir un sentiment d’utilité semble réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles neurocognitifs, peut-être grâce à une diminution du stress chronique et à une meilleure santé vasculaire. Ces bienfaits sont importants, car ils aident à préserver l’autonomie (la capacité à gérer ses finances, à conduire en toute sécurité ou à pratiquer des loisirs) bien plus longtemps que ne le laisserait supposer la simple espérance de vie.

Le sentiment d’utilité et le bénévolat combattent les risques sanitaires liés à l’isolement

Selon de nombreuses analyses de santé publique, la solitude comporte des risques sanitaires comparables à ceux liés à la consommation de 15 cigarettes par jour ou à l’obésité; or, les activités motivées par un sens de l’engagement contrecarrent directement cet isolement. Le bénévolat crée des contacts sociaux réguliers et enrichissants qui améliorent l’humeur et réduisent les symptômes de dépression plus efficacement que de nombreuses interventions menées individuellement. Les relations nouées s’étendent souvent au-delà du cadre du bénévolat, créant ainsi un réseau de soutien qui apporte une aide à la fois émotionnelle et pratique face aux problèmes de santé.

Les personnes animées par un fort sentiment d’utilité font état d’une plus grande satisfaction dans la vie et d’un niveau d’anxiété plus faible, ce qui, à son tour, renforce les fonctions immunitaires et favorise la guérison. Aliza Wingo, chercheuse principale, a déclaré : « Nos résultats montrent que le fait de donner un sens à sa vie aide le cerveau à résister aux effets du vieillissement. »

Les professionnels de la santé ont également signalé qu’un manque de liens sociaux est associé à un risque accru de 29 % de maladies cardiaques, à un risque accru de 32 % d’AVC, ainsi qu’à un risque accru de dépression, d’anxiété, de troubles neurocognitifs et de décès prématuré.

Ces pratiques sont accessibles, peu coûteuses et produisent rapidement des résultats

Il n’est pas nécessaire de bouleverser votre vie ni de vous imposer des obligations quotidiennes pour en tirer des bienfaits; pour bien des gens, il suffit de quelques heures de bénévolat par semaine pour produire des effets mesurables en l’espace de quelques mois.

Les bibliothèques, les écoles, les banques alimentaires, les refuges pour animaux et les jardins communautaires ont presque toujours besoin de bénévoles fiables, et de nombreuses organisations proposent des missions flexibles ou à court terme spécialement destinées aux personnes retraitées. Commencer par une activité en lien avec vos centres d’intérêt ou vos compétences existantes, qu’il s’agisse de mentorat, de jardinage ou d’assistance administrative, permet de faire de cette pratique une habitude durable et agréable plutôt qu’une corvée de plus.

Les inquiétudes liées aux limitations physiques peuvent souvent être surmontées, car de nombreux rôles peuvent être adaptés ou exercés chez soi, et les organisations s’adaptent de plus en plus aux différentes capacités. L’idéal est de commencer avant que la retraite ne supprime complètement toute structure de vie, afin que la transition soit perçue comme un épanouissement plutôt que comme une perte.

Cet article a été publié pour la première fois sur Saving Advice et a été diffusé par Saving Advice et Newstex. Il a été légalement autorisé par le réseau d’éditeurs Industry Dive. Pour toute question sur les droits de reproduction, écrivez à legal@industrydive.com.

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